DISCOTHEQUE IDEALE

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Actualisation du 18 mars 2011

 

The Toasters : Skaboom (Moon Records / Celluloid 1987 - Réédition avec bonus Megalith Records 1995, 2001)

Ce disque est le détonnateur de ce que l'on appelle la "Third Ska wave", la troisième vague Ska.

Depuis plusieurs années aux Etats-Unis, un homme travaillait sans relache pour faire connaître le Ska, Rob "Bucket" Hingley (voir interview plus bas). Il monta son groupe, The Toasters et son label, "Moon Records", qui deviendra plus tard "Moon Ska Records". Après plueirus démos, un single et un 33 tours 4 titres produit par Joe Jackson, The Toasters sortent leur premier album, "Skaboom". Une véritable réussite qui revitamine le genre et qui va faire connaître le Ska au grand public américain.

La scène Ska ricaine existait déjà avant, avec Heavy Manners, The Untouchables, Operation Ivy ou encore Fishbone, mais The Toasters est le premier groupe à sortir un album entièrement Ska / Reggae qui ne touchera pas seulement les quelques Rude Girls and Boys de l'époque outre-Atlantique.

Il faut dire que "Skaboom" offre des titres puissants et cuivrés aux mélodies loin d'être négligées. The Toasters ouvrent de belle manière une nouvelle voie au Ska revival. Des titres comme "Talk Is Cheap", "Pool Shark", "Weekend In L.A", "Shocker !" ou le fameux "East Side Beat" sont entrés par la grande porte comme des classiques incontournables du Ska.

Le groupe ne néglige pas non plus le très bon Reggae avec des morceaux comme "ABC's"... Le chant noir et blanc fait mouche à tous les coups !

Ce qu'il y a de magique aussi dans ce disque... c'est qu'il n'y a pas de reprises !! Que des compositions originales de qualité !

"Skaboom" est un disque qui donna l'opportunité à toute une génération de musiciens américains de connaître le Ska et d'en jouer (le même déclencheur en Europe fut le premier album des Specials). Sans The Toasters et Moon Records, des groupes comme the Scofflaws, Hepcat, New York Ska Jazz Ensemble, The Slackers ou.... "No Doubt" auraient bien eu dû mal à se créer puis à se faire un nom connu internationalement..

"Skaboom" fut réédité quelques années plus tard avec de nombreux "bonus tracks" dont les morceaux fabuleux du premier 33 tours 4 titres ptroduit par Joe Jackson aka Stanley Turpentine, le fameux titre "Matt Davis" et un live rare de 1985 intitulé "Calling All The Rude Boys".

A noter que la réédition du label "Megalith Records" offre une qualité de son meilleure que l'édition original de CD.

Un disque qui doit être mis en évidence dans votre diskathèque !!

Track listing
"Talk Is Cheap" -3:50
"Pool Shark" -3:47
"Weekend in L.A." -4:22
"Shocker!" -4:31
"Toast on the Coast" -2:11
"Manipulator" -3:30
"Mr. Trouble" -3:24
"ABC's" 2:54
"East Side Beat" -3:45
"Now or Never" -3:19
"So Long, Buck" -1:16

Reissue Bonus Tracks

"Renee" -4:07
"Matt Davis" -2:45
"Ideal Man" -3:22
"Naked City" -3:14
"Recrimination" -3:15
"Razor Cut" -3:37
"Run Rudy Run" -4:14
"Radiation Skank" -2:07
"Calling All The Rude Boys" (live 1985)






Bucket : "J'ai habité en France au moins trois fois. Lorsque que j'étais petit, mon père était soldat britannique stationné en dehors de Paris, il faisait partie des forces stratégiques européennes, puis il a été basé à Mantes La Jolie. J'ai fait des stages pour travailler après le lycée en 1972, j'ai travaillé dans une usine de produits chimiques, j'ai été soudeur, tuyauteur, et puis après j'ai fait une année d'université à Strasbourg."

Skanews : "Comment avez-vous décidé de partir aux Etats Unis ?"
Bucket : "Comme ça..."

Skanews : "C'était pour monter un groupe et un label ?"

Bucket : "Non, c'était en premier lieu pour échapper à Margaret Tatcher, c'était en 1980. Et puis je ne pensais pas rester si longtemps aux Etats Unis. Au début j'étais sensé passer seulement 6 mois aux Etats Unis, et puis au fur et à mesure, je suis resté plus longtemps et j'ai donc monté The Toasters."

Skanews : "Vous n'aviez pas monté aussi un groupe nommé Not Bob Marley?"'

Bucket : "La passage c'est fait très vite entre Not Bob Marley jusqu'à The Toasters, en trois mois. Not Bob Marley, c'était le nom de l'équipe qui a fait les premiers enregistrements démos dont "No Respect".

Skanews : "Cela a été facile de trouver des musiciens qui aimaient le Ska... ?'"

Bucket : "Il n'y en avait pas... Il a fallu que je leur fasse découvrir cette musique et que je leur apprenne à la jouer."

Skanews : "Quand vous êtes arrivé aux Etats Unis, c'était la pleine périodeTwo Tone en grande Bretagne avec Madness, Specials, Selecter..."

Bucket : "C'est ça qui m'a étonné. Quand je suis arrivé à New York, j'ai été vraiment étonné qu'il n'y ai personne qui aimait la musique Ska. Je suis allé voir The English Beat, pour moi The Beat, à Roseland qui est grand endroit pour les concerts à New York, il n'y avait presque pas de spectateurs... C'est là que j'ai décidé de monter un groupe Ska.

Skanews : "Comment ont réagis les musiciens quand vous leur avez fait écouter du Ska et dit que vous vouliez jouer cette musique..?"

Bucket : "Cela a été difficile pour eux. Mais une fois que le groupe a démarré et qu'on a fait quelques concerts, nous avons réussi à attirer tous les musiciens qui s'intéressaient à cela. Ils ne savaient pas qu'il y avait un groupe Ska, mais une fois qu'ils ont vu ça dans les journaux, ils se sont pointés.

Skanews : "Vous avez donc fait un premier 45 tours "The Beat / Brixton Beat"..."

Bucket : "Oui, en 1983"

Skanews : "Ensuite vous avez édité le 30 cm 4 titres"

Bucket : "Recrimination" qui a été produit par Joe Jackson"

Skanews : "Comment l'avez-vous rencontré ?"

Bucket : "C'est un vieux pote..."

Skanews : "Vous le voyez toujours ?"

Bucket : " Il habite New York maintenant et on sort pour boire des pots de temps en temps."

Skanews : "Il vous a donné des coups de mains dans les débuts ?"

Bucket : "Oui dans les débuts... Un grand coup de main"

Skanews : "Il y a eu ensuite la création de Moon Ska. Il y avait Breakfast Music aussi, je crois ?"

Bucket : "Breakfast Music c'est le premier. Breakfast Music c'est pour l'édition..."

Skanews : "Et Moon Ska est arrivé avec "Recrimination"

Bucket : "Oui, c'est ça"

Skanews : "Et ensuite il y a eu pas mal de groupes qui sont arrivés, vu que vous avez réalisé la compilation "New York Beat", qui n'était pas une compilation exclusivement Ska au départ, mais contenait tout de même de nombreux groupes Ska..."

Bucket : "c'est une compilation de groupes de New York qui comprenait aussi un groupe Oi, The Press et un groupe Mod, The Scene. C'est un miroir de ce qui se passait au CBGB's (club concert de N.Y.) en 1986."

Skanews : "Et dans la foulée, les groupes Ska ont fleuri aux U.S.A. Cela vous a étonné, c'est vous qui avez influencé d'autres musiciens... Comment cela c'est passé ?

Bucket : "Peut-être, je ne sais pas..."

Skanews : "Avant vous il n'y avait que très très peu de groupes qui avaient fait du Ska aux Etats Unis : Fishbone, Untouchables, Heavy Manners... Et d'un coup sont arrivés tout une multitude de groupes...; est-ce l'arrivée de ces groupes qui vous a donné envie de faire progresser Moon ska ?"

Bucket : "Oui, tout à fait"

Skanews : "Et au niveau du public, les gens ont accroché tout de suite ?

Bucket : "Cela a été un long travail, mais c'est un mouvement qui se développe d'années en années."

Skanews : "Et les Radios on été réceptives au début ?"

Bucket : "Non, ça a été très difficile, il n'y avait personne qui voulait en entendre parler. Nous n'avons eu aucun succès avec Moon Ska dans les radios jusque' en 1990. Au début c'était très dur, et après ça c'est débloqué."

Skanews : "Cela fait une quinzaine d'années que vous faîtes du Ska, n'est-ce pas difficile pour un groupe de se renouveler quand il tourne toujours autour du même rythme, à savoir la Ska ?"

Bucket : "Oui, un peu, parce qu'il n'y a que huit positions sur la guitare. mais la seule chose c'est qu'on est pas forcé de sortir un disque, et un disque doit sortir quand il le faut"

Skanews : Vous avez le record d'entrée au fameux club New Yorkais le CBGB's...

Bucket : "On organisait un concert par mois là bas. En 1987, on a monté deux journées de spectacle, un festival Ska avec Potato 5, Let's Go Bowling,N.Y. Citizens, The Toasters et quelques autres groupes.. On a battu le record d'entrée de cette salle avec ces concerts, ils n'avaient jamais vu autant de gens... Et je crois que ce record tient encore aujourd'hui... Il y avait tellement de gens dans la salle que pour accéder à la scène, les musiciens étaient obligés de passer sur la tête des gens !" (rires)

Extrait de l'interview de Bucket, 13 mars 1998 par JP Boutellier / Skanews

Interview complète : http://skanews-webzine.propagande.org/interviews/toasters/toasters130398.htm

 

 

 

 

 

 

Madness « One Step Beyond » -Deluxe Double CD Edition- (USM/Salvo, distribution française PIAS).

30 ans après la sortie originale de ce premier 33 tours de Madness, le 01 octobre 1979, voici (enfin) la version remasterisée Deluxe double CD de cet album majeur de la fin des années 70.

Fondé à Camden Town (quartier de Londres) en 1976 par Mike Barson (claviers), Lee Thompson (sax) et Chris Foreman (guitare), Madness stabilisera sa formation fin 78 début 79 autour d’un projet commun, mélanger le Ska des années 60, le rock and roll façon Fats Domino, le pub-rock anglais de Ian Dury et le Rock façon Kinks. Le groupe baptisera sa musique « Nutty Sound ».

En 1979, Madness rencontre The Specials, groupe de Coventry qui mélange le Ska jamaïcain avec l’énergie punk. Le fondateur de ce groupe, Jerry Dammers signe le premier single de Madness sur son label « 2-Tone ». Ce premier 45 tours, « The Prince », hommage au roi du Ska des sixties Prince Buster sortira en août 79 et se classera 16ème vente de singles en Grande Bretagne.

La folie Ska revival commençait à envahir les charts anglais avec les précurseurs, The Specials, mais aussi avec The Selecter, The Beat et… Madness.

Les Maddies décidèrent très vite de ne pas « s’enfermer » sur le label des Specials et signa avec l’une des maisons de disques indépendantes les plus importantes de Grande Bretagne : Stiff Records.

Sous la houlette de Dave Robinson (patron de Stiff) et du duo de producteurs Clive Langer et Alan Winstanley, le groupe entra en studio afin d’enregistrer son premier album.

Au départ, le groupe souhaite sortir l’album avec une petite intro d’un peu plus d’une minute, « One Step Beyond » reprise de Prince Buster de 1964.

Dave Robinson, peu de temps avant le pressage du disque en décide autrement. Il prend le master sous le bras et va « déranger » le duo Langer / Winstanley alors en plein enregistrement du nouvel album des Stranglers. Il leur demande de mixer la petite intro « One Step Beyond » en version plus longue afin d’en faire le deuxième 45 tours du groupe (le premier pour Stiff Records).

« One Step Beyond » album et single sortiront en même temps et le succès sera total.

La Pochette fabuleuse reste l’une des plus connues de l’histoire du Rock.

« One Step Beyond », semi-instrumental Ska au saxophone sera un tube dans le monde entier et use encore aujourd’hui des milliers de chaussures sur les pistes de danse.

Mais l’album allait-il être à la hauteur de ce tube inter-planétaire ? Oui ! On y retrouve toutes le composantes musicales qui font Madness à cette époque, le Ska vitaminé (One Step Beyond, Night Boat To Cairo), le Rock and Roll boogie, la pop et le pub rock anglais. A noter que la formation réenregistrera de nouvelles versions de « The Prince » et « Madness » pour cette galette. Outre les morceaux dansants, on sent que Madness a d’énormes talents pour composer des titres plus pop comme les merveilleux « My Girl », « In The Middle Of The Night » ou « Razor Blade Alley ». Difficile de décrire cette nouvelle énergie qui sort de ce somptueux disque… un feu d’artifice « Nutty Sound où s’entrechoquent titres « Fun » et morceaux beaucoup moins drôles… Une véritable réussite saluée par le public et la presse anglaise et internationale.

Il n’y a qu’en France, où la plupart des journalistes musicaux de l’époque aimaient tirer à boulets rouges sur Madness en disant que ce groupe de « clowns » n’avait pas d’avenir et qu’il était juste un phénomène de mode Ska lancée par The Specials (bien meilleurs que Madness selon eux).

J’avais 14 ans, et j’ai chopé le « virus » Madness dès la première écoute de « One Step Beyond » à la radio. Le souvenir que j’ai de cette époque est que cet album avait fait l’unanimité au lycée et que tout le monde écoutait ce disque sur son magnéto cassette…. Aussi bien les fans de Marley que ceux d’AC/DC, Police ou Supertramp… Et je peux vous dire franchement que c’était bien rare à l’époque qu’un disque réunisse tout le monde avec bonheur dans la cours de récré !!

La version Deluxe venant de sortir dans les bacs via USM/Salvo / PIAS mérite vraiment le détour pour plusieurs raisons :

Elle offre en double CD tout le travail de Madness pour « One Step Beyond » chez Stiff et plus encore…

Le CD 1 parfaitement remasterisé nous présente l’album « One Step Beyond » complet plus ses 5 clips vidéos.

Le CD 2 lui aussi parfaitement remasterisé propose outre les multiples versions du morceau « One Step Beyond » (en espagnol, italien…), 4 titres enregistrés lors de la fameuse émission The John Peel Sessions de la BBC, 3 morceaux live enregistrés pour le film « Dance Craze » et restés inédits sur CD jusque là et cerise sur le gâteau, les faces B des singles extraits de l’album. De « Mistakes » l’un des premiers titres composé par le groupe à « Stepping Into Line » nous rappelant l’influence Fats Domino en passant par les excellents titres du EP « Work Rest and Play » et le fameux « Don’t Quote Me On That » composé par le groupe en réponse aux accusations non fondées d’un tabloïd anglais traitant certains membres du groupe de « racistes ».

N’oublions pas le packaging très réussit, double digipak magnifique avec un livret conséquent comprenant un article d’Irvine Welch (Trainspotting), des photos et les textes des chansons.

Cette réédition Deluxe porte bien son nom et est un must pour tout fan de musique qui se respecte. 30 ans après « One Step Beyond » n’a pas pris une ride et l’ajout du second CD nous fait véritablement comprendre la démarche naissante de la « Nutty Sound » du groupe.

Le fan ultra regrettera de ne pas y trouver certains mixages alternatifs comme le « Night Boat To Cairo » sans violons et avec plus de claviers paru sur le EP « Work Rest and Play » au Portugal en mars 80 et les versions live restées inédites en disque de « Madness » et « The Prince » tirées du film « Dance Craze », mais aussi le mixage du titre « One Step beyond » avec la voix de Prince Buster présent sur le maxi 45 tours anglais.

« One Step Beyond » en quelques chiffres : L’album se classera N°2 des ventes de 33 tours en GB, restera classé 78 semaines et sera disque de Platine. En France il sera disque d’or et classé n°1 des ventes comme à peu près dans tous les pays en Europe et au Japon.

Singles : « The Prince » (N°16 en GB), One Step Beyond (N°7 en GB et disque d’argent), “My Girl” (n°3 en GB et disque d’argent), “Work rest and Play” (N°6 en GB).

Le 45 tours « One Step Beyond » sera classé n°1 en France pendant 8 semaines, double disque d’or avec 720 000 exemplaires vendus, « Night Boat To Cairo » se vendra, toujours en France à plus de 350 000 exemplaires. L’album sera disque d’or en 1980 comme dans à peu près tous les pays d’Europe et le Japon.

 

 

 

 

Alton Ellis live with ASPO “Workin’ on Groovy Thing” (Belleville International / Patate Records / Tripsichord)

Au printemps 2002, le groupe bordelais ASPO s’est vu proposer de participer au « Carnaval des Deux Rives 2002 ». Le groupe a suggéré d’inviter Alton Ellis, le crooner Rocksteady jamaïcain des années 60. L’idée fit son chemin et le 2 mars 2002, Alton Ellis arrive à Bordeaux. 5 jours plus tard, ASPO monte sur scène avec lui pour un unique concert.

C’est ce fameux concert qui a été édité sur ce CD (et aussi enversion vinyle par Patate Records).

Le premier live album live de « Mr Soul Of Jamaica » en plus de 40 ans de carrière !

C’est qu’il faut tout de même rappeler à la jeune génération qu’Alton Ellis a aligné une multitude de hits dont le fameux « I’m Still In Love With You, Girl » (standard Studio One dont le riddim fut numéro 1 en Grande Bretagne en 1977 avec Althia and Donna « Uptown Top Ranking » produit par Joe Gibbs) que reprend Sean Paul (featuring Sasha) en ce moment avec grand succès (31 ème au TOP 50 le 21 mars 2004).

Agrémenté d’un superbe livret de 16 pages (avec historique de chaque titre joué), ce live est tout simplement fabuleux.

J’avais vu Alton Ellis en 1988 à Londres, avec si mes souvenirs sont bons, les Roots Radics et j’avais pris une méga claque… Sur ce disque, c’est la même chose… ASPO, formation bien connue des amoureux du Trad Ska / Rocksteady assure à 200 %. La rythmique est impeccable et les cuivres époustouflants… On sent que le groupe a pris ce projet très à cœur. ASPO accompagnant Alton Ellis, c’est du pur bonheur !

ASPO ouvre le bal avec un très bon medley et ensuite, Alton et sa voix toujours aussi bonne nous livre une série de hits magnifiques : « Girl I’ve Got A Date », « Rock Steady », « I’m Still In Love » (avec une surprise dedans), « Ain’t That Loving You », « Reggae With You », « My Willow Tree » ainsi que le fameux « La La (Means I Love You » en duo avec Perrine.

Cerise sur gâteau, la dernière plage, « Dance Crasher » qui est tirée des répétitions de ce concert… fabuleux moment où l’osmose entre Alton et ASPO est en train de se faire…

ASPO, dont les premiers albums sont toujours disponibles chez Patate Records, mérite vraiment d’avoir pu concrétiser ce rêve. Applaudis par les Skatalites il y a quelques années alors qu’il sortaient de scène, ce collectif, né de la rencontre de membres des Hurlements de Léo, Improvisators Dub et autres Rageous Gratoons, passionné et bosseur, entre à jamais, et par la grande porte, dans la grande histoire de la musique jamaïcaine.

Tout simplement : Bravo !

PS : Allez visiter le site officiel du disque, il regorge d’informations ! De plus vous pouvez y écouter des extraits et commander le disque.

http://aspo.free.fr/AltonEllis/main.html

 

 

 

 

PRINCE BUSTER : QUEEN OF THE OUTLAW (FAB)




Ma compilation préférée de Prince Buster, même si "One Step Beyond" n'est pas dessus. 

Séléction de morceaux enregistrés entre 1963 et 1969.

"Queen Of The Outlaw" propose 12 pépites ! Du Ska magnifique avec "Gun the Man Down", "Cincinnati Kid", "Phoenix City", "Burle's Law" ou encore "Al Capone", mais aussi de l'excellent Early Reggae avec "The Baddest" tout en sax, "The Sermon" tout en claviers (à faire palir Lee Perry et ses Upsetters) sans oublier"Outlaw" ou encore "Hold Them".

Cocktail jouissif pour les oreilles... que du bon !!

A noter que ce disque fabuleux apporte la preuve que l'album "On Tour" de Prince Buster est un faux live.

Nous trouvons sur ce "Queen Of The Outlaw" de nombreuses versions studios réuitilisées ensuite avec des applaudissements dessus pour le "On Tour"... Exemple flagrant, la version longue de "Al Capone"...

Queen Of The Outlaw, 12 titres indispensables de Prince Buster... en un seul 33 tours !