CHRIS
PRETE
T.O.T.A.S.
1998
Tout fan de musique
jamaïcaine qui se respecte se doit de connaître le T.O.T.A.S (The Official
Trojan Appreciation Society) ainsi que le fanzine "Let's Catch The
Beat" concocté depuis presque 10 ans par Chris Prete. Le qualité du
fanzine est indiscutable, c'est une véritable mine d'information sur les
artistes jamaïcains et les disques Trojan. Du travail sérieux donc, qui
méritait bien d'avoir sa place dans Skanews, d'autant plus que Chris Prete
avait de nombreuses réponses à apporter à de nombreux membres mécontents qui
n'ont jamais reçu de nouvelles malgré avoir envoyé leur abonnement...
Aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre et vous pouvez vous abonner en toute
tranquillité !

Skanews : "Pouvez-vous vous présenter. Depuis combien de temps écoutez-vous du Ska et du Reggae ?"
C. Prete : " Mon nom est Chris Prete, j'ai 40 ans et je suis né à Londres, où j'ai vécu toute ma vie. J'écoute du Reggae depuis environ 28 ans maintenant, et je collectionne sérieusement les disques depuis environ 25 ans. Je n'écoute pas beaucoup de Ska."
Skanews : "Avez-vous connu la période Skinhead Reggae ?"
C. Prete : " Oui, c'est ce qui passait lorsque j'ai commencé a écouter du Reggae. J'étais un jeune tranquille, la musique a fait une grande impression sur moi. Tous mes amis étaient Skinheads, et leurs frères et soeurs aînés aussi. Chaque fois que j 'allais chez mes amis, il y avait du Reggae. Où je vivais, il y avait aussi un magasin d'électroménager, une partie vendait des grille-pain, des bouilloires, et des fers et l'autre moitié vendait des disques. Il y avait des petites cabines ou tu pouvais écouter les disques avant de les acheter, aussi nous avions pris l'habitude de lui demander de nous passer les disques de Reggae. Nous n'avions pas beaucoup d'argent, aussi c'était pour nous la seule manière d'entendre les dernières sorties. Quand je fus un peu plus vieux, j'avais l'habitude d'écouter Steve Bernard's Reggae sur Radio London."
Skanews : "Pouvez-vous nous en dire un peu plus et nous relater quelques anecdotes ?"
C. Prete : "Nous avions l'habitude d'aller danser dans un jeune club local où ils jouaient uniquement de Reggae et de la Soul. Chacun avait l'habitude de se mettre sur son 31 et il y avait toujours de bons danseurs. C'est une chose que tu ne vois plus beaucoup aujourd'hui, mais à notre époque danser était important. Chacun avait sa manière de danser, bien avant la venue de Disco. Je me souviens de ce gang d'enfants jamaïcains, ils portaient des vêtements de Skinheads, mais s'appelaient entre eux les Rudies. Un type avait l'habitude de sortir un mouchoir de soie de sa poche et de le laisser tomber sur le sol. Ensuit, il faisait un plongeon piqué et le ramassait avec ses dents. Un autre type avait l'habitude de faire la même chose avec son Trilby (chapeau mou), mais le ramassait avec une main. C'était amusant, mais la danse dont je me souviens était réellement Géante, c'était de la Soul dance - la Funky Chicken."
C. Prete : "Beaucoup de choses amusantes arrivaient à cette époque. Je n'ai jamais eu les moyens d'avoir des Dr. Martins, aussi mes premières boots étaient des rangers (boots de l'armée) coquées. Elles faisaient un bruit monstre quand je marchais dans la rue, et j'étais vraiment fier d'elles. Mais la première fois que quelqu'un m'a poursuivi, j'ai cru que je ne pourrais plus jamais m'arrêter. Mes semelles ont glissé sur le pavé et je me suis embouti sur le trottoir et fendu le menton. Il y avait beaucoup de bagarre, spécialement au football. Il semblait que les journaux aimaient relater chaques jours les incidents du moment. Les Skinheads en étaient la cause. Aucuns livres sur les Skinheads ne parlent beaucoup de cela aujourd'hui, mais c'était vraiment les grande information de l'époque. Ensuite les gens tiraient, se poignardaient, et tuaient. Je me souviens de Pâques 1970 quand 100 Skinheads sont venus sur la côte. C' était en première page de tous les journaux. La police a pris à chacun leurs lacets de chaussures et leurs bretelles. Mon père m'amena à Wembley pour voir Angleterre / R.F.A cette année-là. C'était seulement l'Internationales des écoles de garçons, mais c'étaient encore des bagarres - lancé de bouteilles et des coups. Ensuite, il y a eu Pakki Bashing, dont plus personne ne parle aujourd'hui. La chose était, les jeunes blancs ne voulaient pas se battre contre les jeunes jamaïcains, et tous les deux n'aimaient pas les jeunes asiatiques, aussi ils s'en prenaient à eux. Mais au bout de quelques temps, les Asiatiques se sont organisés en gang appelés Skinhead Scalpers, et Pakki Bashing mourut. (Merci mon dieu)."
C. Prete : "Quand je fus un peu plus vieux, j'ai commencé à suivre le Chelsea FC, et placé dans les tribunes. Je me souviens du premier combat où je fus impliqué. Chelsea jouait contre Arsenal à Stamford Bridge, et les fans d'Arsenal essayaient de prendre les tribunes. Ils avaient jeté une boite de peinture jaune dans les airs, et un tas de gens en furent recouvert. Et quand la bagarre a commencé, j'ai été éjecté dehors. Bon, c'est assez pour aujourd'hui... Next question."
Skanews : "Pouvez-vous nous expliquer les débuts de votre participation avec Trojan Records ?"
C. Prete : "C'est vraiment une longue histoire, mais allons-y. Un peu après 1971, beaucoup de Skinheads se laissèrent pousser les cheveux, et laissèrent le Reggae derrière eux. Quand cela arriva, je pense que j'étais le seul Skinhead resté dans la zone, parce que j'aimais toujours le Reggae. J'ai commencé par prendre un logement avec les Rudies que j'ai mentionné dans une question précédente. Ils m'ont pris dans un magasin spécialisé dans les disques comme Willesden, Harlesden, et Kensal Rise - lieu avec une majorité de population noire. En 1972, j'ai rejoins l'original Trojan Appreciation Society (T.A.S). Je recevais un bulletin d'informations chaque mois, disant quelles étaient les dernières sorties de Trojan Records. Tu pouvais aussi obtenir des photos des artistes et découvrir où ils donnaient leurs concerts. T.A.S. termina en 1974, et Trojan fit faillite pour un temps en 1975. Pendant un moment, j'ai aussi donné un coup de main à un Sound System local appelé KING STEFF HI-FI. En 1976, je me suis évadé du Reggae un petit peu, parce que je n'aimais pas le son Rockers. C'est à cette époque que j'ai commencé à acheter des oldies, que l'on pouvait se procurer facilement."
C. Prete : "Les gens parlent du Skinhead Revival des années, mais le premier revival est apparu en 1977, et j'en ai fait parti. Je m'éloignais un peu des matchs du Chelsea FC, et une fois, nous nous sommes heurtés à des fans de l'équipe de Tottenham sur l'autoroute. Vous auriez dû voir leurs visages quand nous courrions vers eux en criant : " Les Skinheads sont revenus " " Les Skinheads sont revenus ". Ils n'ont pu en croire leurs yeux. Quand le grand Skinheads Revival arriva dans les 80's, je commençais à faire le DJ et suivait les sorties de Trojan. Steve Barrow arriva à Trojan, et il m'inspira beaucoup. Ses compilations redonnèrent vie à Trojan, elles étaient pleines de renseignements que tu ne pouvais obtenir ailleurs. J'ai eu l'idée de redémarrer T.A.S., j'ai donc écris à Trojan en 1988. J'ai parlé avec eux , je ai fait voir mon idée de fanzine, et ils ont été d'accord pour en faire de la pub dans les journaux musicaux. Après que le nouveau club ait ouvert ses portes (T.O.T.A.S), le label m'a demandé de travailler en parallèle avec Steve Barrow. Steve continuait de son côté avec ses idées, tandis que le label me demandait de sortir des compilations plus commerciales, comme la série "Just My Imagination". Steve était heureux de tout cela, car Trojan était un label assez important pour avoir deux personnes qui s'occupaient des compilations. Quelques temps plus tard Steve quitta Trojan (pour d'autres raisons, NDLR)."
Skanews : "Combien de disques avez-vous compilé pour Trojan et continuez-vous toujours aujourd'hui ?"
C. Prete : J'ai sorti environ 50 compilations, et j'ai envoyé à Trojan un listing complet de 50 autres compilations prêtes à éditer durant les 6 dernières années. Bien que tout n'obtint pas une parution, les dernières sorties que j'ai faites étaient "Words Of My Mouth" et "Wicked A Go Feel It". La première à obtenu le n° 3 dans les hits de Echoes Roots & Culture. Le magasin Dub Vendor la vota comme la sortie Revival du mois, et elle fut la 3ème meilleures ventes pour 1996. Le fait est que tu ne peux faire les mêmes vieilles choses tout le temps, parce que les gens se lassent. J'ai toujours pleins d'idées mais quelquefois Trojan n'était pas disposé à aller dans cette direction. C'est Laurence Cane-Honeysett qui travaille maintenant à plein temps pour Trojan, et qui fait la plus grande partie de leurs sorties et rééditions. J'aimerai que les choses soient bien claires, car beaucoup de gens m'ont demandé si j'y étais impliqué. Les sorties Trojan attribué à Lord Laru, Jah Laru, Dr Dick, Dr Funk, David Laurence, Henry Black,..... et quelques-unes sans noms, sont toutes faites par Laurence Cane-Honeysett et n'ont rien a voir avec moi. Je pense que je vais sortir chez eux une ou deux nouvelles compilations très bientôt."

Skanews : "Depuis combien de temps T.O.T.A.S. existe-t-il ?"
C. Prete : "Réellement il existe depuis début 1989, aussi cela fait un peu plus de 9 ans maintenant."
Skanews : "Quelle est la vocation de T.O.T.A.S ?"
C. Prete : "Le but original de T.O.T.A.S. était juste de tenir informé les gens des nouvelles sorties de Trojan et rien d'autres. Mais je pense que c'est un listing de mise au point pour les fans de vieux Reggae."
Skanews : "Dans les années 80's, T.O.T.A.S publiait régulièrement son fanzine LET'S CATCH THE BEAT, et ensuite ce fût le silence de T.O.T.A.S . Pourquoi ? Que c'est-il passé ?"
C. Prete : "Je
sais que beaucoup de gens, spécialement en Europe, seront intéressés par la
question, aussi j'essayerai de vous donner un petit historique en guise de
réponse.
Mes premières attentes étaient que T.O.T.A.S. voulaient attirer environ 50
personnes. Mais le premier mois, j'ai reçu environ 150 demandes et cela
continua en grandissant : 600 membres 18 mois après le démarrage du T.O.T.A.S...
. "LET'S CATCH THE BEAT" était mon tout premier fanzine , aussi
c'était un travail dur et j'ai beaucoup appris. En regardant en arrière
c'était vraiment beaucoup de travail pour une personne. Les 4 ou 5 premières
sorties ont été faites sur le photocopieur du bureau de Trojan, et je
rassemblais toutes les pages pour ensuite les agrafer. Il y avait seulement 250
copies faite pour LCTB 1, environ 350 du n° 2 et 3, 400 du n° 4 et 5. Lorsque
nous avons atteint la sortie du n°6, nous avions besoin d'imprimer 600
exemplaires. Trojan commença ensuite a payer les services d'un imprimeur pour
les faire.
Mais comme je dis, c'était beaucoup de travail pour une seule personne, et les
problèmes arrivèrent avec la sortie du n°9. A ce moment et pour commencer,
les gens adhèrent à T.O.T.A.S. pour 1 année, et nous leurs promettions 4
numéros du fanzine. Mais cela était impossible d'écrire 4 numéros en 1 an.
En 1990, j'ai seulement écris 3 numéros, et les gens ont commencé à se
plaindre. Aussi nous avons décidé de fabriquer un meilleur système. Au
départ avec la sortie du numéro 9, l'adhésion était pour 4 numéros mais pas
en 1 an. J'avais des copies supplémentaires imprimées pour ce numéro, et je
les ai expédié à beaucoup de gens pour qui l'abonnement était terminé. Je
l'ai fait aussi pour qu'ils remarquent le nouveau look et la qualité par
rapport au précédent, et ils ont demandé à payer pour un nouvel abonnement.
Beaucoup de gens gardèrent le fanzine mais ne payèrent pas et nous avons perdu
beaucoup d'argent. N'oublions pas, l'honoraire de la première adhésion était
seulement de £2.50 pour tout , lesquels couvraient durement le coût de
l'expédition du fanzine. Aussi, j'ai inclus le prix de l'abonnement parce que
les frais de port étaient élevés. Trojan continua d'expédier le catalogue
aux anciens membres pour 18 autres mois, aussi cela occasionna plus de
problèmes.
Ensuite cela a été un désastre, nous avions tant de membres, que Trojan me
proposa de mettre la liste des adhérents sur ordinateur, et imprimeraient
les adresses sur étiquettes quand j'en aurai besoin. Je leur ai envoyé la
liste entière, mais ils l'ont perdue ! ! ! Peu de temps après cela, il y a eu
un sac entier de courrier dans le building où se trouvait les bureaux de Trojan.
Aussi je n'avais aucun moyen de savoir qui était membre et qui ne l'était
plus. J'ai reçu beaucoup de plaintes venant d'Europe, et je me suis arrangé
pour mettre de l'ordre pour certains d'entre eux. Mais encore maintenant,
j'entends encore des gens qui disent recevoir seulement 2 numéros et ensuite
plus rien. C'est un gâchis complet....
Pour que les choses soient pires, au début de 1991 ma femme m'a quitté. J'ai
élevé seul ma fille de 4 ans, travaillé le jour pour payer les factures,
suivre T.O.T.A.S, écrire Let's Catch The Beat, et compiler les sorties de
Trojan. J'ai bientôt abandonné, juste parce que je ne pouvais tout gérer, il
n'y avait pas assez d'heures dans une journée. Voilà pourquoi T.O.T.A.S./LCTB
est resté silencieux jusqu'à ce que je retombe sur mes pieds.
C'est une chose que j'aimerais vraiment que les gens comprennent. Juste parce
que Let's Catch The Beat/T.O.T.A.S. sont des sociétés de Trojan, cela ne veut
pas dire que je travaille pour Trojan. Beaucoup de gens pensent que Trojan me
paye, et que je suis assis derrière un bureau tous les jours chez Trojan. Ce
n'est pas du tout ça, je travaille tous les jours comme entrepreneur,
et je m'occupe de mes passions le soir le week-end. Je fais tout
cela car j'aime la musique."

Skanews: "C'est le retour de T.O.T.A.S and LET'S CATCH THE BEAT. Allez-vous rééditer régulièrement " L.C.T.B. " et quels sont vos projets ou plans futurs pour T.O.T.A.S. ?"
C. Prete : "Tout
doit aller de l'avant et changer. C'est le seul moyen de faire des progrès.
Aussi aujourd'hui, je mets plus d'énergie dans la promotion de Let's Catch The
Beat. Quand Trojan arrêta de sortir de nouveaux vinyles, nous avons perdu plus
de 200 membres, tout le monde n'aime pas les CD ! ! Certaines personnes sont
parties car elles étaient intéressées par Let's Catch The Beat, mais ne
voulaient pas rejoindre le fan club de Trojan. Les gens qui souscrivent un
abonnement aujourd'hui à Let's Catch The Beat deviennent gratuitement membres
de T.O.T.A.S. J'ai gardé ce qui marchait, aussi les gens pouvaient encore
obtenir une réduction de 10% sur leurs commandes. C'est ma façon de remercier
tout le monde pour supporter le fanzine depuis toutes ces années. J'essaye de
mieux faire mon travail maintenant, On peux aussi obtenir Let's Catch The Beat
chez Dub Vendor.
Le dernier numéro du fanzine a pris beaucoup de temps pour sortir, mais j'ai
consacré 18 mois de recherches sur Lee Perry. Si tu as vu LCTB #15, tu as
dû te rendre compte que c'est le meilleur article que j'ai jamais écris, et le
plus gros numéro que nous avons jamais publié. Les 2 prochaines éditions
continueront l'histoire de Lee Perry. 67 pages d'informations pour
seulement £2.00"
Skanews : "Trojan a réédité dernièrement deux compilation que nous adorons "Explosive Rocksteady / Jackpot Of Hits" et "here Come The Duke / Soul Of Jamaica". Quels sont les autres trésors qui vont être réédités ?"
C. Prete : "Je
n'ai rien a voir avec ça, quel dommage. Il y a eu beaucoup d'erreurs sur les
sorties de Trojan à cet époque. Regarde le "Blow Your Horn" de Rico,
il y a 12 titres sur l'original mais seulement 11 sur la réédition vinyl et CD
! Et il manque 5 titres sur "Guns Of Navarone/Ride Your Donkey".
Les notes du livret disent que 4 titres sont manquants pour des raisons
techniques, mais compte les, il y en a 5. J'ai la sensation que Trojan n'a pas
dû être honnête avec les rééditions. Oui, c'est géant pour les
collectionneurs qui ne peuvent investir dans des " collectors " hors
de prix et rarissime. Mais la présentation a besoin d'être meilleure."
Skanews: "Que pensez-vous de la scène Ska Revival qui s'accroît aujourd'hui ?"
C. Prete : "Je pense que c'est une chose très saine, aussi longtemps que les gens n'oublieront pas d'où cette musique commencé. Les groupes de Revival ne pourront jamais recréer le son jamaïcain, aussi je ne peux pas voir comment les deux peuvent aller ensemble. Je ne veux pas dire cela comme une critique, mais juste que je préfère la musique jamaïcaine."
Skanews : "Est-ce que la qualité des réédition des labels Blood And Fire et Jamaica Gold, sont stimulantes pour Trojan ou bien les ignorent-ils ?"
C. Prete : "Aussi loin que Blood And Fire ai été concerné, le nom de Steve Barrow est un label de qualité pour toutes sorties de disques . Steve croit en la musique, et c'est évident qu'il est attentionné à tous les détails. La présentation est toujours superbe, et il est arrivé à une bonne compréhension avec la société Intro qui fait le travail de design. Les sorties de Blood And Fire, jusqu'à présent ne font pas partie du même marché que les disques de Trojan Records, aussi ils ne sont pas en compétition. C'est une bonne chose, parce que je ne pense pas que Trojan pourrait faire concurrence sur le même niveau. Jamaican Gold s'est grandement amélioré, mais il y a toujours beaucoup d'erreurs dans leur travail. Et pour Heartbeat c'est la même chose. Je ne pense pas que Trojan ignore ces labels, mais je ne pense pas qu'ils trouvent que la compétition soit stimulante entre eux. S'ils le font, ils pourraient mettre plus d'argent dans leurs présentations, et inclure de meilleures notes/booklets. Il y a beaucoup d'autres rééditions de labels sur le marché, certaines sont bonnes, d'autres mauvaises. Quelques-unes sont jutes là pour rouler les gens, lesquelles sont mauvaises pour du Reggae. J'ai acheté récemment un CD de Delroy Wilson sur Rhino. Tous les titres sont produits par Bunny Lee, mais le CD dit qu'ils sont produits par Lee Perry, et les musiciens étaient crédités comme les Upsetters. De même, j'ai acheté un CD appelé "A Serious Dub" sur le label Music Digital, lequel est supposé être par Lee Perry mais il n'en ait rien."
Skanews : "Avez-vous quelque chose à ajouter pour les lecteurs de Skanews ?"
C. Prete :
"J'aimerai dire que je suis heureux d'entendre que Skanews est encore là,
vous devriez être félicité du contenu dans la grande tradition du Ska et du
Reggae.
Toutes les personnes qui lisent Let's Catch The Beat savent que je suis en train
d'écrire 2 livres sur Trojan Records. Le premier volume couvrira tous les
albums, cassettes, et CD sortis sur le label Trojan. Celui-ci inclura une
discographie complète, une liste des titres, et des notes pour chaques albums,
ainsi que beaucoup de rectification sur les artistes et les titres. Il y sera
même inclus des détails sur des albums qui n'étaient jamais sortis. Le second
volume sera sur l'histoire de Trojan, et inclura la discographie pour tous les
7''singles, maxi singles, 12''singles sortis sur le label Trojan. Je suis sûr
que beaucoup de gens aimeraient voir ces livres achevé, mais j'ai besoin d'aide
pour cela.
Si quelqu'un a un exemplaire des albums suivant merci de me répondre :
-
"Who You Gonna Run To" (TBL 131)
- "Double Dekker" (TRLS 72) album simple pas le
double
- "Stars Of The Seventies" (TRLS 141)
- "The Royal Collection" (TRLS 219)
- The Island Issues Of "Tighten Up Volume 2"
et "Red Red Wine" ou (TTL 36 / TTL 35)
J'aimerai
particulièrement entrer en contact avec quelqu'un qui aurait des exemplaires
des sorties Trojan pressées en dehors d'Angleterre. Si vous pouvez m'aider, je
créditerai votre nom dans le livre.
Finalement, merci de m'avoir interviewer."
Un grand
merci à Chris Prete pour ses réponses.
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T.O.T.A.S.
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31-39 Camden Road
London, nw1 9lf
England.
A noter que tout abonné à L.C.T.B a droit à des réductions de disques achetés directement au service V.P.C. de Trojan Records.
Interview réalisée par Jean-Pierre Boutellier, Reidgis The Duke, Ras Levie.
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