JUSKA

 

Comme vous avez pu le constater dans le précédent numéro de Skanews, le Val d’Oise est un département riche en matière de Ska et de Reggae. Vous connaissez sans doute toutes et tous K2R Riddim, Orange Street ou encore Assoiffés… Eh bien nous vous proposons de découvrir aujourd’hui Juska, jeune formation talentueuse qui commence à pointer le bout de son nez et à faire de nombreux concerts. Les plus chanceux ont pu les voir par exemple en première partie de K2R Riddim et de 8°6 Crew.

Après la parution d’un premier C.D. démo live, le groupe enregistre ce mois-ci un C.D. 4 titres en studio.

Pulsations entre Ska et Reggae instrumental, Juska nous offre des titres tournés vers la Jamaïque tout en variant les plaisirs avec des touches Jazz, Rhythm & Blues ou encore Jungle. Un groupe à suivre de près,  qui devrait beaucoup faire parler de lui dans un futur très proche… !

Stéphane : Juska existe depuis à peu près 4 ans. C’est une formation qui au début avait décidé de toucher un peu à tout, le Funk, le Reggae, la Salsa, le Jazz.

Très rapidement au bout de 3 mois, nous nous sommes décidés à trouver un dénominateur commun, qui a été le Ska. La pulsation qu’il y a autant dans le Reggae que dans le Ska est sensiblement la même que dans le Jazz, et ça s’adaptait tout à fait au concept que nous voulions. Donc à partir de ce moment là, ça a été dur  de garder les musiciens et de garder un groupe réel, de manière à progresser très vite. Le but de Juska, c’était aussi de détourner, d’arriver à prendre des thèmes auxquels nous n’aurions pas pensé en terme de Ska ou tout simplement de Reggae ou de n’importe quoi, et de les mixer. Par exemple dans nos compositions, nous avons un morceau original, c’est la musique du « Grand Blond Avec Une Chaussure Noire » que l’on adapte complètement en Reggae avec un son des années 70. En fait, nous avons décidé de créer nous-même notre propre étiquette. Nous avons appelé ça «  La Salsafrocublues-Reggae Connection », Puisque chaque musicien apporte sa contribution au son.

C’est à dire, Ibert a  un phraser très blues, il joue du slide entre autre avec la guitare. Au niveau percussions, c’est tant afro que cubain. On a un bassiste qui écoute 100% Reggae, d’ailleurs il est 100% Reggae.

Le clavier, Thomas, est autant ouvert à tous les sons que se soit la Funk ou le Jazz. Il écoute énormément de choses, ça va de la musique afro-cubaine en passant par le Reggae, le Jazz, la Funk etc. Il a une formation différente de la notre, il y a un mélange d’autodidactes et de musicien qui ont des bases très solides, qui savent lire des notes.

Les sax ont une formation plutôt Jazz, ils sortent un petit peu du conservatoire, jouent dans des fanfares, donc ils amènent aussi une couleur qu’on n'écoute pas nécessairement. L’autre guitariste, Patrice, qui nous a rejoint depuis 9 mois à un passif plutôt Jazz et a une écoute très Funk de la musique. »

Skanews : « La formation a l’air d’être bien solide… »

Stéphane : « On touche du bois. Je dirais qu’il y a une base plutôt solide. Il y a une rythmique et je pense que les cuivres sont dedans maintenant. On a un cuivre, Pascal, qui vient nous rejoindre de temps en temps, que je n'ai pas évoqué tout à l’heure, et un sonorisateur qui fait du très bon boulot. En fait, nous n’avons ni trompette, ni trombone. On passe une annonce… « nous recherchons trompettiste ou tromboniste, n’hésitez pas à nous contacter ! ». Pour le moment la formation est uniquement de 3 sax, un soprano, Manu qui alterne baryton et alto et Arnaud au ténor. Nous n’avons pas de chanteurs pour le moment, et nous en recherchons. Il faudrait qu’on en trouve un ou une. Nous avons des compositions qui sont destinées à être chanter, on aimerait bien imposer une marque chant.

D’un autre côté les instrumentaux resterons. On gardera un tiers de titres instrumentaux et deux tiers de morceaux chantés, quand nous aurons trouvé un chanteur ou des chanteurs ou chanteuses. Nous sommes ouverts à toutes propositions, on cherche même un toaster.

Au  début de Juska, nous avions  carrément un D.J. avec nous qui balançait des samples et qui faisait ses solos de scratch sur des rythmiques qui étaient Reggae ou Ska. Une fois de plus, nous sommes ouverts à tous métissages, c’est le but de la manœuvre.

Skanews : « J’ai entendu dire que vous aviez un chanteur dans le groupe et que vous aviez fait à l’époque une reprise d’un groupe de Trust, « Antisocial ».

Stéphane : « C’est vieux. L’idée vient du petit monsieur à côté de moi (Ibert). »

Ibert : « Nous avons trouvé que cette chanson avait un sentiment de révolte, ça tient bien avec se style de musique, donc c’est venu assez naturellement. Tu entends, tu t’amuses. Prendre n’importe quel morceau, voir comment ça pourrait fonctionner dans un autre style. C’est d’ailleurs un des seuls titres que j’ai proposé qui a été retenu ! On dit souvent que je délire trop… »

Stéphane : « Il faut dire qu’a côté, il y a eu des propositions assez originales « Aglaé et Sidonie » par exemple  (rires). On a enregistré à l’époque « Antisocial » en version Reggae et on a rencontré Nono, le guitariste de Trust par l’intermédiaire d’une connaissance, une demoiselle Mélodie. Elle a entendu ce que l’on avait fait et nous a proposé de faire écouter le titre à Nono. Je lui ai fait une petite démo et une semaine après j’avais un coup de fil de Norbert qui nous proposait d’aller le voir chez lui. Nous nous sommes retrouvés dans son studio avec une bande que l’on trouvait minable quand on l’écoutait chez nous. Mais quand on l’a entendu dans son studio, ça nous a tout de suite plu. Il a ajouté tout de suite 2, 3 effets qui donnaient du grain et de la personnalité à cet enregistrement. « Antisocial » pour lui, c’était une bonne voix et un très bon point de départ, mais  il voulait écouter nos compositions.  
Manque de chance, le chanteur que l’on avait à l’époque, qui avait une voix carrément bien, très blues et très chaude, n’a pas continué avec nous.
Depuis, nous n'avons pas réussi à trouver exactement ce que l'on voulait. C'est à dire la pierre qui se collerait sur l'édifice. Mais faut dire que l'on est peut être un peu exigeant, je ne sais pas. Disons que l'on ne sait pas ce que l'on veut mais on sait ce que l'on ne veut pas. On tient vraiment à une voix chaude, c'est pour cela que je dis autant féminine que masculine parce qu'il y a des enregistrements de certains groupes qui ont des voix féminines qui font craquer. Je pense par exemple à la petite chanteuse qui chante avec le New York Ska Jazz Ensemble. "

Skanews : " Comment ça c'est passé après le départ de votre chanteur ? Il y a eu un moment de découragement ? "

Ibert : Non, et pourtant il y aurait pu en avoir un, puisque après le chanteur, on a perdu 2 sax. On a reformé la section, là c'était dur. "

Stéphane : Disons qu'à partir du moment où tu perds et le chanteur et 2 membres de la section de cuivres, tu te retrouves rapidement handicapé. Ou la décision était : " on est le nombre qu'on est " et c'est ce qui c'est passé, soit on se quittait, on partait chacun de son côté parce qu'on avait des propositions. Il y a des choses à faire dans ce groupe, alors on a commencé à faire des répétitions en se disant que l'on était un groupe de Dub. On adorait et on adore toujours 38 Dub Band et donc nous avons essayé de faire des compositions qui sonnent Dub et en même temps Ska, Jazz. Nous voulions métisser un peu tout ça et en parallèle nous cherchions des chanteurs. On a perdu un petit peu de temps, voire beaucoup de temps à essayer 2, 3 chanteurs avec qui ça n'a pas collé. Nous avons perdu 2 mois de travail. La première fois que l'on a eu l'occasion de faire une première partie des K2R Riddim à Neuville (95) au mois de décembre 99, on venait de lâcher un chanteur une semaine avant. Nous n'avions pas du tout revu notre set instrumental et nous avons fait un peu ça à la va vite, et ça c'est passé comme ça c'est passé. On a vu le contact que l'on pouvait avoir avec le public. Les gens applaudissaient sur les soli et réagissaient dès qu'il y avait quelque chose (parce que l'on aime bien les surprises, les enchaînements, les mélanges un petit peu bizarres et complexes). Donc, forts de cette base et forts de la claque qu'on s'est pris après en regardant K2R Riddim, c'est un sacré groupe qui tourne bien, nous avons décidé de poursuivre et de travailler 2 fois, voire 3 fois plus, voilà. "

Skanews : " Votre set aujourd'hui se compose de reprises et de compositions originales ? "

Stéphane : " On métisse, on met les deux et on mélange au gré des concerts et des publics que l'on va avoir. Quand on a joué le 26 février à l'Observatoire de Cergy, on était les derniers à jouer, simili tête d'affiche. Nous avons préparé un set un petit peu plus long avec 17 morceaux, des invités, 2 cuivres d'Orange Street, (bonjour au passage à Patrick, Patrice et au troisième sbire qui est Benoît) Pour K2R Riddim comme pour 8 6 Crew on a préparé un set de première partie qui était plutôt ramassé avec un long medley au milieu qui fait parti de notre démo live. "

Skanews : " Comment choisissez-vous les reprises ? "

Stéphane : " On découvre et on redécouvre des morceaux qui existent depuis longtemps. Nous n'avons que 25 / 27 ans, nous sommes jeunes, nous découvrons la musique des années 50, 60 et je crois que l'un comme l'autre et comme pas mal de membres du groupe, on adore ça. Il y a des reprises qui ont évolué dans le temps. C'est à dire que l'on a commencé par les reprendre sur un format et après on l'a changé. On a commencé avec " Rambling " par exemple, qui était joué dans la seule version que j'avais à l'époque par Rico sur l'excellente compile qui est chez Island. Il y avait une version de Rambling qui était très propre, très minimaliste jouée par Sly and Robbie au niveau du backline, et ça manquait un petit peu de gouache. Donc on reprenait ce titre un petit peu plus speed et un peu plus délirant. Ensuite, nous avons découvert les versions de Jazz Jamaica et d'Aspo, qui sont plus ou moins dans le même créneau de ce que nous avions fait. Donc nous avons décidé de la faire Jungle. " C'est un peu dans l'air du temps et comme je disais au début, on aime énormément de choses. On apprécie aussi Truffaz et ça depuis 4 ans. Avant, j'écoutais de la fusion jazz et j'adorais Buckshot le Fonque, et dedans il y a 2, 3 morceaux qui sont métissés Jazz et une fois de plus le concept du groupe c'était d'essayer de trouver tout ce qui serait autour du Reggae sans être réellement Reggae. C'est à dire que le trait commun à tous les morceaux, ça serait le rythme qui est l'archétype du Reggae, mais à côté de ça on peut se permettre d'avoir une ligne de basse qui soit carrément Funk et tout ce que l'on veut d'autre.

Skanews : " Tout à l'heure, avant de commencer l'interview, tu me parlais des morceaux Reggae / Ska de Franck Zappa. Ca rentre bien dans ce cadre là, de prendre une rythmique et de délirer un petit peu ! "

Ibert : " Le seul problème avec Zappa c'est qu'il n'a jamais été roots ! sinon c'est sur que ça le fait ! (rires)

Stéphane : " Non, mais Zappa, ça vient depuis longtemps. Le Reggae, j'en écoute depuis 13, 14 ans, j'ai 25 ans. Ca a commencé comme beaucoup de gens avec Bob Marley et à côté de ça, à l'époque c'était plutôt les seventies revival, Hendrix, les Floyd et compagnie. Et dans cette période là, il y avait le vilain petit canard Zappa qui s'est pointé au milieu avec sa musique qui ressemble à un gros cartoon complètement déganté. Quand on écoute Zappa, un morceau va commencer blues et se terminer rock et au fur et à mesure, il a pioché un peu dans chaque période, 69 c'était psychédélique, 70 un peu plus rock et fin des années 70, là, il y a eu le reggae et il a commencé à se barrer complètement Reggae, à sortir des thèmes qui étaient déjantés et qui se calaient sur une rythmique parfaite, droite et qui sonnait Dub. En 1977 il avait des morceaux qui sonnaient carrément dub. La grande claque avec Zappa c'est d'ailleurs ce qui m'a un petit peu donné l'idée, d'ailleurs elle existe déjà dans le jazz, de reprendre n'importe quel morceau, de le transformer et de le mettre à la sauce que l'on a envie de le faire. Quand j'ai entendu " Stairway to Heaven " de Led Zep joué par Frank Zappa en Reggae, c'était une méchante claque et notamment la fin de ce morceau ou il reprend note pour note aux cuivres le solo que jouait Jimmy Page à l'époque, sur une rythmique Ska qui est speedait à fond. Il n'y a pas loin de 70 albums dans la discographie de Frank Zappa. Je suis incapable de me retrouver d'un disque à l'autre. Je perds totalement mes points de repères, rien qu'en temps d'auditeur je suis tout le temps surpris. Le but de notre manœuvre, c'est d'arriver à un moment donné à avoir soit des morceaux, ou si nous arrivons jusque là des albums, suffisamment distincts des uns des autres avec ce mélange de thèmes que l'on va chercher à droite et à gauche et les poli-rythmiques que l'on affectionne. Par exemple, une de nos compositions, " Exit Babylon " est un mixe, un puzzle, de sons très proches de ce qui s'est fait au niveau du Dub au début des années 70 qui part ensuite sur un Ska complètement moderne. "

Ibert : " On en apprend tous les jours ! "

Stéphane : " C'est pas ça, non ? "

Ibert : " Si. Si tu le dis ! (rires)

Stéphane : "D'accord !" (rires)

Skanews : " Justement, nous en arrivons à vos compositions originales. Comme vous avez eu des chanteurs, il y a dû forcement avoir des textes que vous avez écrit… "

Stéphane : "Nous ne réutiliserons pas les textes écrits par les chanteurs passés dans le groupe. C'est normal. Donc, pour le moment, nous n'avons pas fait énormément de textes. En fait, le seul texte qui existe est " Système " qui à été composé par Patrice qui est guitariste et qui est avec nous depuis peu de temps. Les paroles sont engagées et je ne vois pas pourquoi nous n'écririons pas des textes plutôt engagés. La musique jamaïcaine à été crée par des gens de la rue qui étaient là pour revendiquer et c'est comme ça que nous avons perçu cette musique. C'est une musique à message même si c'est une musique instrumentale.

Skanews : " Congo War, par exemple, il y en a des tas… "

Stéphane : " il y a le titre qui a le nom de l'assassin présumé de JFK… "

Skanews : " Oui, " Lee Harvey Oswald "

Ibert : " De Lee Perry, il y à " Dr Dick "

Skanews : " Ca c'est un peu plus porno par contre ! " (rires)

Stéphane : " Non, on ne va pas toucher au slackness ! " (rires)

Stéphane : " Le simple fait que l'on ait envie de faire une musique qui soit roots autant dans l'esprit que dans la forme c'est déjà au départ un certain engagement pour moi. Le premier engagement c'est de ne pas rentrer dans un système pré-établi et je ne pense pas que l'on puisse donner un trait commun de tout ce qui va être écrit ou qui va être fait autour de Juska en disant " oui contre le système, contre la politique ou contre quoi que ce soit " comme à mon avis tous ceux qui ont envie de s'exprimer, on a des coups de gueule particuliers et là on ne se gênera pas pour le faire. C'est clair, quand on entend des sondages où il y 70 % de nos chers compatriotes qui sont des profonds racistes, on a envie de lever un gros doigt. On a pas envie de faire du commercial et de se faire valoir en rentrant dans un mouvement parce qu'il existe et qu'il y a des gens qui sont autour. " Skanews : " Votre prochain projet est la sortie de votre premier disque studio… "

Stéphane : " Déjà, le premier projet c'est de voir un maximum de gens. "

Ibert : " D'abord c'est la scène qui compte mais c'est sûr, le studio c'est important. On compte enregistrer déjà pour se faire plaisir, pour apprendre, faire nos propres Dub se serait sympa, déjà. "

Stéphane : "On va enregistrer dans quelques jours un 4 titres. Peut-être 5 ou 6 si nous avons le temps. C'est à dire que l'on va s'axer majoritairement sur nos compositions. Il y aura une reprise, une fois de plus détournée, je ne sais pas encore laquelle. Maintenant en ce qui concerne la distribution et tout ce qui est autour de ça, nous ne nous sommes pas réellement la question. On a tenté de faire 2, 3 touches dans divers endroit, on va obtenir peut être prochainement des contacts mais pour l'instant on fonctionne par des enregistrements en concert parce que j'estime qu'un groupe vaut par le côté " Live and Direct ". Nous ne sommes pas là pour nous faire valoir avec des retouches en studio, incapables de jouer après sur scène… Avant tout on aime se faire plaisir devant des gens et on aime que le rendu qui est donné aux gens soit le plus irréprochable possible. On va essayer de faire cette démo le mieux du monde. On travaille sur les morceaux, une fois de plus, on aime bien que le fond soit crédible avant de s'attaquer à la forme. Se retrouver devant quelqu'un sans avoir de " produit ", c'est dommage de donner ce nom là à la musique mais c'est le cas malheureusement. "

Skanews : " Parlez-moi de vos premières parties de K2R Riddim et 8°6 Crew… "

Ibert : " Quand on s'est pointé, on pensait que 8.6 Crew c'était du ska-rock genre Assoiffés, mais c'était du roots à l'anglaise. "

Stéphane : " Le fait de faire des premières parties comme ça, c'est extrêmement enrichissant pour nous. On apprend énormément de choses, on est là pour ça toute manière. Le chemin est encore assez long. Malheureusement se sont les deux seuls groupes avec qui nous avons pu jouer pour le moment. Ces gens là sont très cool et nous avons de bons contacts avec eux. "

Skanews : " Quelles sont vos prochaines dates ? " Stéphane : " Pour le moment, aucunes, mais nous cherchons activement des concerts. On démarche, on laisse des bandes. Mais comme on aime bien aussi la sensation du pub, de se retrouver très près du public parce qu'il faut être dedans pendant 3 h 00 et que quelque part on continue à apprendre en étant au pub… Pour le moment on démarche énormément de pubs mais nous n'avons pas de touches car nous sommes trop nombreux, 9 musiciens ça fait peur… Et ce qui fait peur aussi, c'est que Juska soit un groupe instrumental, ça rebute certaines personnes. Nous continuons à envoyer des bandes, nous ne désespérons pas… Nous sommes aussi en train de préparer une bio conséquente, nous travaillons aussi avec deux photographes qui ont fait des photos lors de nos derniers concerts et notre clavier s'occupe de monter notre site internet. "

Ibert : " Il y a tout ça, et surtout à la débrouillardise… à la roots. "

Skanews : " Un contact à donner ? " Stéphane : " Mon téléphone est le 06.87.41.36.81. J'insiste sur des chanteurs, mais aussi des chanteuses, trompettistes, tromboniste. On cherche à avoir une section de cuivre qui soit cohérente et un chanteur. "

Skanews : " Avec une bonne section de cuivre comme ça, vous pourriez faire de bons titres Rhythm & Blues… "

Stéphane : " Nous avons un petit hommage à cette période, puisque l'on a repris un titre d'Otis Redding , " Can't Turn You Loose ", que l'on a essayé une fois de plus de détourner. A la base il est joué assez rapidement et plutôt Soul. Nous avons décidé de la jouer lentement, puis de l'accélérer au fur et à mesure pour arriver au Ska. Nous adorons cette période que se soit, Ray Charles, Aretha Franklin, Otis Redding, Sam and Dave. Je pense que dans toutes les musiques il y a de bonnes choses à prendre. Malheureusement il y a des périodes qui ont été plus riches que d'autres. "

Skanews : " Un petit message à faire passer pour terminer ? "

Stéphane : " Grosse dédicace à tous les groupes dont on a fait la première partie, que se soit K2R Riddim ou 8.6 Crew aussi avec qui nous nous sommes bien éclatés. Dédicace aussi à tous ceux qui sont venus à nos concerts, aux organisateurs de concerts, au studio du Chat Perché, Orange Bleue Prod et voilà. Il faut nous contacter, on cherche du monde et on a envie de faire de la bonne musique... "

Interview réalisée par J-Pierre Boutellier avec l'aide de Sabrina. avril 2000.

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