LOS TRES PUNTOS
Interview du 2 décembre 2000

Skanews : "Historique du groupe, rencontre des musiciens etc..."

L3P :  "Los Tres Puntos (L3P) existe depuis Octobre 95. L3P est avant tout un heureux hasard. Pawal a rencontré Greg dans un pub et ils voulaient tous les deux monter un groupe.
Pawal était un vieux pote de Max et de Yann, L3P était alors né avec une petite formation de base : basse, batterie, guitares, chant. Puis le hasard continua à frapper, puisqu'un jour Pawal parlait de L3P lorsqu'une personne intervient dans la discussion ; c'était Brice et nous étions alors 5 en 96. 
Un jour Greg va voir un groupe en répétition, et là dans le studio, il y a Olivier qui écoute, il fait du sax alto et il recherche un groupe. Nous sommes alors 6 en 97.
Brice se retrouve par hasard en cour avec un saxophoniste ténor et un trompettiste. Nicolas puis un an plus tard, Renaud incorporent L3P. Nous sommes alors 8. Un vieux pote de Max, Yann et Pawal revient d'Italie pour vivre en France, il joue des percussions. C'est Mickey. Il nous rejoint en Septembre 1999.
Enfin Karim nous rejoint en Septembre 2000. Il s'occupe du merchandising pendant les concerts, il a un cochon rose, il nous aide à monter le matos et il boit de la bière pendant que l'on transpire sur scène.
Et pour finir, il y a Aurel qui a des lunettes de soleil sur la tête, et qui est notre ingénieur du son."

Skanews : "Influences musicales"

L3P : "Comme on est 11 dans le groupe, on se passe tous des squeud's, ce qui fait que l'on a l'occasion d'écouter des trucs très divers et variés. Le goût des uns, déteint sur les autres.
Pour les influences de base ce sont bien sur le ska sous toutes ses formes.
Certains écoutent du Ska-core et du Punk-ska. D'autres du revival Allemand, Anglais, Italien, Français et bien sûr Espagnol et Basque. D'autres du Rock steady bien cuivré, du Reggae bien lent, bien roots, acoustique, électronique,  Reggae dub, Lovers.
Certains aiment le Punk, le Streetpunk, la Oi !, le HXC, le métal, le rock et le punk Français, l'alterno.
D'autres aiment les mélanges comme Marcel et Max Kouette. Y'en a qui aiment le Rockab, le psycho, le surf, La soul et le Mod. Certain écoutent du classique, du jazz, de la salsa, du rap, de la folk Basque, Bretonne et Russe.
Je pense qu'il serait plus facile de citer ce que l'on écoute pas. Francis Lalanne, Lââm, Herbert Léonard, Didier Barbelivien, Rognon et les Tripoux, Oufman et les Dégantés, Craoued le taré, Dixine."

Skanews : "Peu de temps après vos débuts, vous avez réalisé un split CD avec le groupe Bizness. Pouvez-vous me parler de cette première réalisation (production, studio etc...)"

L3P ! "Pour commencer Ska Two Ska est de 1998, et poser 3 questions sur cet album me paraît inopportun alors que l'on vient de sortir notre nouvel album il y a un mois. L'équipe de Skanews a écrit à Greg en Septembre 98, disant qu'il ne parlerait pas de Ska Two Ska pour des problèmes de conviction. En ce qui nous concerne, nos convictions n'ont pas changé...

(Note de Skanews : "Nos convictions n'ont pas changé non plus, mais la polémique non fondée de l'époque lancée par No Co contre Skanews a fait que la majorité de notre rédaction avait refusé de parler des sorties de ce label...")

..et si il faut l'écrire noir sur blanc pour ceux qui n'auraient pas compris nos textes, les Puntos sont libertaires, contre les pressions de l'état et les injustices. Nous sommes anti-racistes, anti-sexistes, anti-militaristes, contre la violence gratuite, le sang et la souffrance des peuples impuissants, contre toutes les formes d'intégrismes, contre l'exploitation de l'homme, contre la souffrance des animaux, contre la censure.
Nous sommes pour le droit et la liberté des individus, pour la légalisation de l'herbe, le droit de distiller. Non au parcmètres, aux limitations de vitesse sur la route, Fuck the USA., Fuck Mc Donald.
Pour répondre à ta question, peu de temps après nos débuts on a participé à ce split avec Bizness (Ska Two Ska). Ce split a été avant tout une opportunité. Le moyen de se faire connaître rapidement partout en France, mais aussi à l'étranger. Quelques disques ont même été vendus au Japon. Ca fait plaisir de savoir que quelqu'un écoute notre disque en mangeant du poisson cru, à l'autre bout du monde."

Skanews : "Est-ce difficile pour un groupe de partager son premier disque avec un autre ?

L3P : "A vrai dire, le split n'a pas été un choix. Bien entendu on aurait 1000 fois préféré être seul sur le disque. Mais le deal nous a été proposé sous forme de split et c'était à prendre ou à laisser. Comme de toute façon on aurait été incapable de sortir ce disque seul, on a préférer faire le split.
Si seulement, à cette époque quelqu'un nous avais aidé sous n'importe qu' elle forme, on aurait peut être pu l'autoproduire et donc le sortir juste avec L3P. Mais le gros problème est qu'en France, il y a une culture de la critique très présente et que les personnes qui on les couilles d'aider les petits groupes sont rares. Car l'intégralité des personnes qui ont critiqué Ska Two Ska sont en fait incapables d'épauler un groupe et de l'aider à devenir ce que l'on est devenu.
A l'époque de Ska Two Ska, L3P existait depuis 3 ans, et nous étions musiciens depuis 3 ans. Qui aurait parié sur nous ? La seul structure qui nous ait aidé c'est NOCO. Alors merci à eux ! ! !
Quand tu es en train de te noyer, tu te fout que la personne qui te tend la main ce soit gratté les couilles avant.
Depuis l'aventure avec NOCO, on s'est fait incendier 1000 fois. On en as plein le cul de réexpliquer la situation. La preuve flagrante de l'hypocrisie générale au sujet NOCO et que Les Caméléons, Daïpivo, Red Wings Moskito, Witotos, Happy Kolo, Skaferlatine, Marcel & son Orchestre, Loskabos, K2R, Kargol's, Rude Boy System, Western Special, La Famille Boost, Les Rageous Gratoons, Nutty Skankers, Spook & the Guay, Skunk, La sourie Déglinguée, Tagada Jones, Sourire Kabile, Zampano,  Rachid, les Ratons. et beaucoup encore, on été sur NOCO à l'occasion de compilations. Dire que tous ces groupes sont «douteux» sur le plan politique relève carrément de la déficience mental. Si on n'aime pas NOCO, on figure pas sur leur compil'.
De plus, au moment ou NOCO sortait ces compil's, d'autres personnes préparaient aussi dans leur coin des compil's de ska Français sur lesquelles on n'a pas eu la joie de figurer pour des raisons mystérieuses. De ce fait, il est logique que l'on ai préféré faire des prod's avec des personnes qui nous encourageaient, plutôt que de faire du forcing auprès de personnes qui ne peuvent pas nous encaisser. Ces méthodes de bâillonnage fascisantes nous dégoûtent. NOCO n'a jamais fait aucune sélection sur ses prod's. C'est ça le droit d'expression. Respect.
Les grandes gueules devraient bouger leur cul et monter une grande structure associative, sur Paris par exemple, où l'on accueillerait des groupes de toute la France pour plusieurs jours, où ils pourraient enregistrer, mixer un album, être hébergés, discuter, apprendre.
Los Tres Puntos est arrivé à un niveau de maturité où l'on as moins besoin d'aide sur plusieurs points. C'est maintenant que l'on nage seul, que l'on nous jette des bouées. Fallait réagir avant ! ! !"

Skanews : "Comment jugez-vous cette première réalisation avec quelques années de recul ?"

L3P : "Bien entendu Ska two Ska, est un album qui manque de maturité aussi bien au niveau de la musique que au niveau des textes. Les textes sont, je trouve, drôle et montre que l'on abordait il y a trois ans, les problèmes de société avec beaucoup plus de recul et de légèreté, ce qui était du, je crois, à nos âges.
La moyenne d'âge du groupe aujourd'hui est 22-23 ans, elle était donc de 17-18 ans au moment de la composition des premiers morceaux de Ska Two Ska."

Skanews : "Vous êtes un groupe des Yvelines. Je crois que les structures musiques actuelles de ce département vous ont donné un coup de pouce. Pouvez-vous m'en parler ?"

L3P : "Je pense que ta question est un gag et il est de très mauvais goût.
Dire que l'on nous a «donner un coup de pousse » est effarant. La seul aide que l'on ai eu, c'est de participer à Yvelives, qui est une compil' de groupe Yvelinois qui souhaitent devenir pro. Le problème c'est que l'on a pas tous la même vision du truc.
Etre pro pour moi ça veux pas dire que tu fais une séance photos et après si tu veux les négatifs tu dois payer 1000 fr.
Etre pro ça veux pas dire que tu fais de la musique ciblé 14-18 ans, ni qu'il faut faire une pauvre imitation des merdes qui passent à la radio.
Si je dis ça c'est parce que le résultat de Yvelives est clair, nos critiques pour Putas Ferias on été plutôt moyennes, voir mauvaises, alors que dans notre milieu, celui du Ska, beaucoup de monde nous a soit écrit, soit dit que Putas Ferias était un titre génial.
A côté de ça, les critiques étaient en extase devant tous les groupes dont les titres sentait le commercial à fond, le genre que t'écoutes sur Fuck FM, Sky bouffon, et toutes les radios pour adolescents, musicalement incultes, qui s'abreuvent d'excréments sonores.
Sinon au niveau de l'aide, la MJC de Rambouillet, nous on prêté le studio de répette pendant 1 mois et demi. C'est sympa de leur part, mais on va pas en faire des caisses non plus. Sinon, ils nous ont fait jouer avec les Wampas. En fait on n'a jamais fait partie de la MJC de Rambouillet. La qualité première de cette MJC, c'est qu'ils sont tous très sympa, que ce soit le directeur, le programmateur, l'ingé son. Mais au niveaux de l'aide ça s'arrête là.
Quand on a fait Aficionados, on s'est retrouvé devant 1OOO galères sur tous les niveaux et on s'est débrouillé seuls."

Skanews : "Ma question n'était pas un "gag de mauvais goût" car Skanews fait partie de Combo 95, une association du Val d'Oise qui est un peu l'équivalent du Cry dans les Yvelines qui s'occupe de Yvelives... Et nous voulions uniquement savoir si cette structure vous avait aidé, comme Combo 95 aide les groupes du Val d'Oise par le biais de paiement de studio, de répétitions en condition de scène, stages de management, (toutes les actions proposées par Combo 95 pour les groupes sont soit gratuites soit très très peu chères... !"

Skanews : "Votre deuxième album est paru il y a peu. L'avez vous autoproduit ? Pourquoi avez-vous changé de structure / distributeur ?"

L3P : "Aficionados est autoproduit. Il y a plusieurs petits coproducteurs comme Fat Sound Records qui nous a aidé. Fat Sound Records nous a apporté une aide financière et technique pour la réalisation du CD.
On a changé de structure car nous voulions une indépendance et un parfais contrôle du truc. De ce fait, Aficionados, c'est 100% Los Tres Puntos. On a choisi l'enregistrement, le mixage, l'ordre des titres, la pochette, le nombre de pages et leur contenu, les couleurs, les dessins sur le disque . Ce qui peut paraître normal mais qui en réalité n'avait pas été le cas pour Ska Two Ska."

Skanews : "Pouvez-vous nous présenter ce deuxième disque. Comment pourriez-vous vous définir musicalement ?"

L3P : "Notre 2ème album s'appelle «Aficionados», il comporte 14 titres pour le vinyle et 15 titres pour le CD.
Il a un livret 20 pages avec les paroles, des dessins, des photos et plein d 'autres trucs. Musicalement on se définit comme du Ska Hispanisant vitaminé.
Les titres sont variés avec des morceaux plus ou moins rapides, parfois plus punk, parfois plus reggae."

Skanews : "Parlez-moi des textes de cet album. Quels sont les messages que vous voulez faire passer au public ?"

L3P : "Les paroles sont écrit en Espagnol par Pawal ou en Français par Max ou même Greg. On s'imprègne d'une musique, et on écrit des paroles dessus. On ne se met jamais d'accord sur un thème, celui qui écrit les paroles d'une chanson est complètement libre.
Nos textes sont très instinctifs, on parle de ce que l'on vit tous les jours. Après, ça peut être drôle, triste, engagé, c'est selon chacun. Nos textes sont un moyen de pousser un coup de gueule, de partager notre point de vue sur le monde qui nous entoure.
Certains morceaux sont plus subtile que d'autres. Des titres comme  « Pas l'armée », « Les vaches et le prisonnier » sont explicites et rentre dedans. Les paroles de « Grégarité » et « Les manchots » sont plus fines.
D'autres titres parlent de mal à l'aise comme « Are you ready » ou  « Estrella » et « Stella di morte » qui parle du sida. « Nostalgia » est autobiographique, « Putas Ferias » et « Aficionados » sont plus festives."

Skanews : "Le chômage, le racisme, et les problèmes sociaux en général sont des thèmes importants pour vous ?"

L3P : "En fait, comme je l'ai dit dans les questions supérieures, nos textes parlent de ce que l'on vie tous les jours. Il suffit d'écouter le disque pour comprendre quels sont les thèmes qui ont de l'importance pour nous.
Comme on n'échappe pas à la règle, certains du groupe on été touché par le  chômage, les CDDs à répétition (7 exactement), les petits boulos, d'autres par les problèmes de tunes, l'endettement, ou encore le délie de sale gueule, le « trop jeune pour être dans la légalité », les demandes de carte de séjour, l'injustice en générale."

Skanews : "C'est un véritable choix de chanter en plusieurs langues ?"

L3P : "En fait, il est clair que Pawal a plus de facilités à chanter en Espagnol qu'en français, puisque le français n'est que sa langue d'adoption. Ceci dit, il chante aussi en français car lorsque quelqu'un du groupe gratte des paroles elles sont en français. Sinon « Are You ready » est en Anglais, car naturellement lors de la compo, on s'est mis à chanter en Anglais, ça claquait bien, alors Max a écrit des paroles en anglais.
Pour finir, il y a « Stella » qui est en Italien et qui est chantée par Mickey. C'est la même chose que pour Pawal, naturellement il lui était plus facile de chanter en italien qu'en français."

Skanews : "Le fait qu'il y ai des skins dans votre groupe est t il un problème pour certains organisateurs de concerts ou pour le public ? Vous posent il souvent des questions sur le mouvement skin et ses tendances ?"

L3P : "En fait c'est arrivé une seul fois qu'un lieu de concert pose de longues questions sur le sujet. Sinon c'est pas impossible que des personnes se posent des questions sur les neusks et ne nous les posent pas directement. Maintenant pour être franc, on s'en bat bien les couilles de ce que les gens pensent car si le gars nous contacte pour une date Ska, c'est que forcement il y aura des skins au concert,  et s'il est surpris, qu'il ne le savait pas, c'est que c'est un gros bouffon qui ne connait pas cette musique. D'autant plus que c'est le mouvement skin qui a participé à la plus grande partie du développement de cette musique. Du Ska sans skins, c'est comme du Hip Hop sans rapeurs.
Maintenant, le niveau de culture musical du type moyen est tellement bas que je pense que pas mal de gens imaginent que le ska c'était Madness et que ça existe plus.
Personnellement, on est content que le ska ait fait son chemin, qu'il ait mûri comme ça et que l'on retrouve en concert des gens bien différents, qui se branlent grave de savoir que dans la salle y a des punks, des skins, des psychos ou autres. Avant tout ce qui compte, c'est que le type délire bien."

Skanews : "Quels sont les principales difficultés pour un groupe indépendant et autoproduit comme le votre aujourd'hui ? Vivez vous de votre musique ? Etes vous intermittents ?"

L3P : "Je pense que autoproduire sont disque pour un groupe comme nous est quasi-obligatoire, déjà parce que l'autopoduction est le prix de la liberté, deuxièmement parce que trouver un bon label, qui n'a pas pour seul motivation de te la mettre bien profond est plutôt difficile.
Ceci dit c'est vrai que l'autoprod' c'est dur, sur tout les plans. Déjà parce qu'il faut du temps. Pour un album comme Aficionados, en dehors de l'aspect musical, Greg y a passé 5 mois à temps plein pour le produire et le promouvoir. Qu'est ce que de la bichromie ? Qu'est ce qu'une densité de trame de film ? Qu'est qu'un glass master ou une gravure vinyle ?  Est ce qu'il faut du RVB ou du CMJN pour les flash ? Et après c'est les galères de tunes. Des problèmes, on en a eu des paquets et si les emmerdes se collectionnaient, on aurait de quoi ouvrir un musée.
Heureusement, on a un distributeur, qui a pris le relais après la production. Ils bossent bien, ils sont sympa.No problemo ! ! !
On ne vie pas de notre musique et on est pas intermittents. Ceci dit on y est pas opposé. Et de toute façon, à un moment ça deviendra obligatoire. Quand tu joues tous les Vendredi à 500 bornes de Paris et que tous les Vendredi tu dis à ton Boss « Aujourd'hui je pars à 11 heures », ça fini mal.
En dehors des concerts, il y a le management. Depuis Juillet Max manage avec Greg et c'est environ 4 heures quotidiennes de boulot."

Skanews : "Que pensez vous de la scène Ska aujourd'hui ?"

L3P : "La scène ska actuel est vivace et varié. Il y en a pour tous les goûts, c'est ça le plus important. Le type qui aime les trucs lent, speed, roots, rocksteady, un peu keupon; à chacun son ska ! ! !"

Skanews : "Quels sont vos projets pour la fin de l'année et 2001 ?"

L3P : "Déjà on va digérer Aficionados. On va tourner un peu partout en France, et on va recommencer à composer doucement. On a 2 nouveaux titres en route. Peut-être pour le prochain album."

Skanews : "Pouvez-vous nous présenter votre site internet ?"

L3P : "Le site de L3P a été réalisé par Renaud, qui a su faire quelque chose, de joli, vivant et complet. Il y a des photos, des infos : dates de concerts futures et passés, présentation du groupe, historique. On peut y laisser de messages. Depuis Septembre, il y a un jeux où on peut gagner des K-do's. Ce jeux s'arrêtera fin Décembre."

Skanews : "Que pensez vous du MP3 et de Napster ?"

L3P : "Le MP3, en pratique n'est pas plus nuisible que la copie de CD. De plus, lorsque tu kiffes un groupe, tu aimes avoir des infos sur ce groupe. Nous avons donc travaillé dans ce sens, et le livret d'Aficionados est sympa à lire en même temps que tu écoutes le disque. Ceux qui l'ont copié ou téléchargé en MP3, ne profite pas de cet aspect là."

SKANEWS : "Pour terminer pouvez vous répondre par un mot, une phrase ou 30 lignes (!) aux mots suivants ?" :

- Mort aux vaches : Mort à la connerie, mort à l'injustice, mort au délies de sale gueule. Que les Gardiens de la Paix, commencent par nous la foutre

- Sixties Ska : Harry J, Pioneers, Millie, Desmond Dekker, Laurel Aitken.

- Ska revival : No Sports, Busters, Riffs, El Bosso, Hotknives, Ska-dows.

- Reggae : Gladiators, Gregory Issac, Lee Perry, U-Roy, et au risque de paraître banal. Mr Marley.

- Espagne : Mi Pais, toro, ferias. Soleil, fiesta, cerveza.

- Fat Sound Records : co-producteur

- Sharp : Au sens propre du terme, tous les vrais skins son SHARP. Maintenant, peu de monde revendique être du SHARP. Les types préfèrent se dire RED SKIN, RASH ou encore SKINHEAD.

- Punk : Béru, Exploited.

- Armée : L'armée c'est la jeunesse innocente au service gracieux de l' inutilité et de la connerie humaine.

- Racisme / sexisme : intolérance, haine de la différence.

Los Tres Puntos remercie Skanews sincèrement pour nous avoir laissé nous exprimer.
Skanews existe depuis longtemps maintenant et nous lui souhaitons encore de longues années.
Nous saluons notre public et tous ceux qui nous soutiennent depuis le début.

Une pensée pour Alex  « Sid » Patault.

Los Tres Puntos
Contact : l3p@fr.st
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Interview réalisée par JP Boutellier / Skanews 2000

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