MAPUKA
Interview du 03 juin 2000

 

Nous avons rencontré Mapuka à l'EMB de Sannois le 3 juin 2000 lors de leur concert en première partie de Mix Up. Nous avons découvert un groupe excellent, qui sait véritablement ce que Reggae veut dire ! Sur scène, le groupe assure un maximum, avec une très bonne rythmique et des cuivres très au point… Certainement un des groupes de Reggae qui m'a fait le plus vibrer ces derniers temps, malgré, il est vrai, quelques problèmes de placement dans la voix pour la chanteuse, certainement troublée par un son pas vraiment formidable. C'est rare (voire du jamais vu !) d'entendre un son aussi moyen à l'EMB… Trop d'aigus, pas assez de basses et des voix presque inaudibles… que ce soit sur Mapuka ou sur Mix Up… Les ingénieurs du son n'étant pas les premiers venus, il y avait certainement un problème de panne de matériel ce soir là…

Mapuka : " Salut, je suis Rico, je joue du sax, de la flûte et je chante aussi un titre. Mapuka existe depuis 10 ans, mais cela fait 6 ans que nous tournons avec cette formation. "

Skanews : " Influences musicales… "

Mapuka : " Du reggae, beaucoup de Reggae, mais aussi toute la musique des Caraïbes, un peu de Jazz… "

Skanews : " La période Ska aussi ? "

Mapuka : " Un peu de ska, mais nous sommes plus Reggae, mais c'est sûr que ça se tient… Ska, Rocksteady Reggae… old school…"

Skanews : " Vous avez travaillé avec d'autres groupes avant ? "

Mapuka : " Personnellement, c'est notre premier groupe. Jean Luc, quand il a commencé à la trompette il était déjà dans Mapuka… Après ça a évolué puisque l'on a toujours travaillé la semaine, aller faire des répétitions et puis nous avons fait le choix de faire de la musique notre métier. Nous avons été amenés à travailler avec beaucoup de gens comme Tonton David. Nous avons fait des sessions pour pas mal d'albums Reggae, ça va jusqu'en Guyane… Nous avons des groupes en Guyane, comme Ying Yang Band. On travaille aussi avec Natural Roots, donc tu vois, c'est un cercle qui fait, Paris, banlieue parisienne, ça va jusqu'à Manchester, ça va aussi en Amérique du Sud, en Afrique, aux Caraïbes… "

Skanews : " Vous avez édité un premier album récemment… "

Mapuka : " Oui, l'album de Mapuka a été édité le 3 mars denier. C'est un disque qui contient 9 morceaux, c'est une autoproduction. La specificité de Mapuka c'est que l'on fait des compositions originales, certaines sont chantées, d'autres sont Dub. Il y a un ingénieur du son qui fait partie intégrante du groupe et même plus puisqu'il apporte sa touche artistique, c'est Jean Ho Tram Foo…Il n'a pas seulement que mixé, il a aussi amené des dub dans la façon de mixer et depuis que l'on fait des concerts avec Mapuka, nous sommes ensemble. "

Skanews : " Les textes sont très important pour vous… "

Mapuka : " Il y a un texte qui parle des relations entre hommes et femmes, il y a des textes sur la Guyane, il y a des textes sur note vision générale du monde, des textes sur l'Afrique, les Dom Tom , des textes sur la façon dont l'Afrique a été molestée au cours du temps. Il y a un texte qui s'appelle " Gade " qui parle de la fusée à Kourou et tout ce qui se passe autour…des gens qui ont été expropriés, expulsés. "

Skanews : " La fusée, c'est un gros problème pour les habitants de la Guyane… "

Mapuka : " C'est pire que ça, il a des gens qui sont jetés loin de leur terre, la-bas il y a des enclaves françaises avec tout ce que ça comporte comme tensions. "

Skanews : " Il y a très peu de gens de la Guyane qui travaillent pou Ariane… "

Mapuka : " Et en plus, quand on sait qu'à chaque départ de la fusée qui arrive à amener un satellite, se sont des milliards de retombées, de bénéfices pour la société Ariane Espace et l'économie guyanaise n'en bénéficie aucunement de ça.
La plupart des gens qui travaillent pour Ariane Espace sont des fonctionnaires qui repartent après leur mission en France. Ce qu'il faut dire aussi, c'est que chaque départ de la fusée pose des problèmes écologiques, Kourou est à 60 km de Cayenne, et tu as des arbres à Cayenne, qui ne poussent plus du fait de se que dégage la fusée.
Ce qu'il faut savoir, c'est que la fusée, c'est un décollage par mois, et que depuis qu'il y a ces décollages fréquents, il y a des choses comme la grippe, une certaine forme de grippe qui arrive en Guyane et qui n'existait pas avant. Chaque médecin peut te dire, tiens, il vient d'avoir un décollage, donc aujourd'hui 15 personnes vont venir me voir pour la grippe.
Il y a aussi des pluies acides, des choses comme ça. Et pour en revenir à ce que disait Jean-Luc, tout le terrain où est la fusée est située à Kourou, les gens qui habitaient là avant étaient des indiens et africains de Guyane, les gens ont été expulsés sans aucune indemnité. Il y a une loi qui expliquait que normalement les gens, les habitants avaient le droit d'être relogés tout à fait décemment etc… cette loi a été cachée aux habitants, qui ont découvert ça 5 ans après…et le contrat spécifiait qu'au bout des 5 ans les gens ne pourraient plus rien demander…ce qu'il faut savoir c'est que les gens qui habitaient là sont des indiens et des africains de Guyane, qui ne vont pas lire la presse et faire les courses, ils pêchent pour manger, ils ont une autre culture, c'est autre chose.
Entre temps, la ville est arrivée à la campagne et les jeunes se sont adaptés, donc il y a aujourd'hui beaucoup de problèmes sociaux économiques et avec Mapuka on essaie de dénoncer tout ça. Mapuka c'est aussi plusieurs horizons, la réalité, et aussi l'histoire avec un grand H dont on parle dans notre titre Page d'Histoire. Les mensonges historiques….on nous dit par exemple que l'Amérique a été découverte par Christophe Colomb alors que l'on sait très bien que les africains y avaient été avant…on parle un peu de tout ça, c'est pas seulement pour dénoncer, mais pour avancer…comme on dit, l'histoire, c'est un début, un milieu et une fin et si le début a été faussé, le milieu et la fin n'ont plus de sens…Ce qu'il faut, c'est mettre les points sur les " i " et puis dire, voila comment ça c'est passé et voila où on va… Mapuka c'est tout ça, avec le Roots Reggae en commun. "

Skanews : " Avez vous essayé de démarcher des labels avant d'autoproduire votre disque ? "

Mapuka : " Nous avons démarché un petit peu, pas des masses, on continue actuellement. Nous sommes producteurs de notre histoire, donc c'est un super plan mais en même temps c'est super dur. Quand tu dois bouger, c'est toi qui doit mettre ton tour support. Ce qu'il faut que les gens comprennent, c'est le fonctionnement d'un disque…c'est des sous et du business. Donc quand tu te déplaces pour faire un concert, il faut aller dans un hôtel, payer la nourriture, il faut 10 chambres pour dormir…tout ça c'est des sous. En plus, il faut payer le voyage que ce soit en train, en avion ou en voiture… une personne signée, tourne comme ça : il y a les sous de sa production plus les sous des dates de concerts, et c'est ça qui fait l'équilibre. C'est à dire que l'artiste signé peut avoir des musiciens payés. Mapuka, son tour support, c'est nous.
Donc à l'heure actuelle, nous avons vendu environ 1000 albums en deux mois, ce qui est bien, mais maintenant, il faut que l'on trouve énormément de dates pour renforcer le tour support et pouvoir vraiment avancer… et puis trouver des dates, c'est un métier. Un musiciens, il se lève, il travaille sa musique. Pour trouver des dates, il faut un manager, nous n'en avons pas encore, donc nous travaillons à ça. Donc, du coup, ce n'est pas évident. "

Skanews : " Et au niveau de la distribution du disque… "

Mapuka : " Nous sommes chez 2 Good, qui est une jeune distribution qui a fait un super travail depuis deux mois, à savoir la presse, les radios etc… "

Skanews : " Quelles sont les réactions de la presse par rapport à votre disque… vous avez fait des choses avec des magazines comme Ragga etc… ? "

Mapuka : " Au niveau de la presse, tout le monde ne fait pas son métier… La presse ça fonctionne comme ça : tu as les gens de la presse qui reçoivent des disques. Si ton disque est autoproduit et que tu es inconnu, le gars va écrire sur toi si il aime ton disque… Maintenant, si ton disque est sur un label, il est obligé d'écrire, c'est son métier, et malgrè ca, ce n'est pas évident. Pour ce qui est des articles, au début nous avons eu des articles neutres, c'est à dire qu'ils parlent simplement de la sortie de l'album. Après nous avons eu une série d'articles vraiment intéressants où les gars s'engagent plus, ils aiment le son, ils expliquent pourquoi ils aiment bien Mapuka… les textes, les cuivres, drum and bass etc… et puis les autres presses, Ragga, Groove etc… où il y a eu des articles, mais bon, voilà, pour aller plus loin, il faut connaître un peu mieux les gens… c'est du show business quoi ! "

Skanews : " Beaucoup de groupes me disent que dans de nombreux magazines, un groupe n'a aucune chance d'avoir une interview si leur maison de disque ne prend pas de la pub en échange… "

Mapuka : " C'est clair, il ne faut pas se poser de questions… Un artiste que l'on voit à la télévision, qui est inconnu et qui a déjà vendu 200 000 albums, tout le monde se demande comment c'est possible… voilà, comment c'est possible ? La production ! C'est la production qui achète 200 000 albums ! Si j'ai des sous aujourd'hui, j'achète 500 000 disques de mon groupe Mapuka, comme Pierpoljak… et demain on me voit partout ! et puis tout le monde vient acheter mon disque car j'ai de l'argent et que la presse ne parle que de moi, parce que sur NRJ j'ai des pubs etc… donc ça fonctionne comme ça, c'est une réalité. Mapuka, c'est un mouvement, c'est une musique que l'on a monté ensemble, donc on veut vraiment faire exister le truc.. En plus, cela fait longtemps que l'on est là. A l'époque où la tendance était au Ragga et au Hip Hop, nous on bossait sur nos titres, ce qui fait que maintenant, nous avons ces titres là. C'est vrai que le Reggae est en vogue maintenant… "

Skanews : " Qu'est que vous pensez justement de ça, des artistes comme Pierpoljak ou d'autres qui sont très porteurs aujourd'hui. Vous pensez que cela peut profiter à des groupes comme vous ? "

Mapuka : " Ce que je pense, c'est que si tu prends le truc d'une façon générale, c'est très très bien car ça a fait avancer le Reggae, ça a permis d'éduquer les gens. Maintenant ça fait bizarre de voir un gars qui chante qui s'appelle Pierpojak et d'avoir comme batteur Horsemouth Wallace… Horsemouth est un très grand musiciens de Reggae… Pour un grand musicien de Reggae qui joue, il faut un grand chanteur ! d'accord ? Mais bon, ça, c'est une grande discussion et je ne veux même pas rentrer dedans… C'est pas du tout les mêmes mouvements, tu vois. Les gens qui sont dans Mapuka, ils écoutent le Reggae depuis qu'ils ont 10 ans, 12 ans… et nous avons tous entre 30 et 40 ans ! Tu vois, c'est une autre démarche. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la musique. Tant qu'il y a de la musique, c'est respect. Tous les petits groupes qui ont percé, les Baobab, les K2R, moi je respecte le mouvement de ces gars là… c'est à dire qu'il faut aller sur la route et si ils sont là, c'est qu'ils ont été sur la route. Après, au point de vue de la musique, on peut toujours discuter de la directive de tout ça… Après, tu as les commerciaux… Jean-Luc, et moi-même (Rico, NDLR), nous avons travaillé sur Tonton David à l'époque, en 1990. En 1990, il n'y avait que deux blackmen qui représentaient tous les blacks en France. C'est à dire que sur l'artistique, tu avais Mc Solaar en Rap et Tonton David en Reggae… "

Skanews : " Il y en avait aussi d'autres comme Puppa Leslie… "

Mapuka : " Oui, mais là, tu parles des moins connus. Parce ce que là, on peut parler de tous les autres… "

Skanews : " C'est vrai, je me souviens qu'en 1989, 1990, au niveau du Ska-Reggae en France, il n'y avait pas grand monde… Quand on voit ce qui se passe aujourd'hui, ça a changé du tout au tout… "

Mapuka : " Oui, c'est vrai, tout à fait. Mais il y a quand même eu pas mal de groupes dans les années 80. Je me rappelle quand j'avais 13 ans, j'ai été voir un Reggae Sunsplash dans ma ville à Créteil. Il y avait même Alex Legrand à la guitare, qui est avec nous ce soir… "

Skanews : " Oui, on se souvient aussi d'Azikmen, Ganja… "

Mapuka, " Oui, et avant ça, Savane et bien d'autres… entre 1978 et 1980. Le premier hommage à Marley qui a été organisé à Paris, il a été organisé par ces frères là, qui étaient essentiellement des blackmen. Mais, ils étaient où les producteurs et les distributeurs ? Il n'y avait personne ! Pourtant il y avait des textes, des musiciens… Il y avait des vrais musiciens. Mais il n'y avait pas de médias. A l'époque, c'était plus dur, il fallait tout faire par soi-même…. Et il faut dire aussi, que ces mecs là ils trippaient aussi en Angleterre, avec les Aswad et compagnie. "

Skanews : " Pour en revenir à aujourd'hui, il se passe beaucoup de choses autour du reggae, des licences dans les maisons de disques etc… "

Mapuka : " Cette période commerciale Reggae, je peux en parler car je travaillais dedans avant… je pense que cette période n'allait pas bénéficier aux gens du noyau. Le problème c'est que ce noyau n'a pas su se développer comme en Angleterre. Il n'y a pas de labels, il n'y a même pas un studio en France où tu peux mixer du Reggae. Il y a des ingénieurs du son Reggae (Jean Ho Tram Foo, Timour, Joël Dos Santos), mais il n'y a pas de studios. Par exemple, quand tu vas à Londres, tu vas à Ariwa et c'est bon ! Par contre, ici, tu as du mastering spécial Reggae. "

Skanews : " Il commence à y avoir des labels tout de même… La plupart sont des labels de rééditions par contre… "

Mapuka : " Oui, ça commence, et c'est vrai que se sont en majorité des labels de réédition… Pour en revenir au Reggae commercial en France aujourd'hui, je pense que la période va passer… ce qui se passe en ce moment, c'est la folie, tous ces groupes signés ! Tant mieux pour ces groupes là, maintenant après, c'est du business aussi, comment tu as signé ton contrat etc… car signer ça veut dire quoi ? Il ne faut pas croire que signer, cela veut dire quelque chose. Je peux te parler de pleins d'artistes qui sont signés et qui n'ont jamais rien fait, parce que tu fais l'album dans de grands studios, le disque est fait, est pressé, et puis la boîte change de direction ou je ne sais pas quoi, bref, le mec est signé et pendant 3 ans il peut rien faire et le disque n'est pas édité ! Il est au placard… Dons, quand le truc du Reggae d'aujourd'hui va retomber, on verra bien. Nous, de notre côté, on aime le Reggae depuis très longtemps et que ça marche commercialement ou pas, on continuera… Il se trouve qu'aujourd'hui, il y a un petit truc, ça "boost" l'histoire, c'est vrai. Ca "boost" les Roots aussi. Je sais que quand Johnny Clarke passe en concert, c'est plein. Donc ce mouvement profite aussi aux grands, et c'est tant mieux. Nous avons fait un concert avec Macka B, Gladiators, Culture etc… Les mecs sont conscients de ça. Ils voient bien qu 'en France, c'est 50 % des ventes du marché mondial en matière de Reggae. Aujourd'hui, tu as accès à pleins de disques, de compilations, pleins de truc inédits, tu as accès à la culture maintenant. Mais, il faut savoir à qui ça profite ! "

Skanews : " Il y a une bonne démarche en Grande Bretagne avec Blood And Fire, le label de Steve Barrow. Ces gens là paient cash les artistes, il n'y a aucune arnaque… "

Mapuka : " Tout à fait "

Skanews : " Vos projets… "

Mapuka : " Nous allons faire une tournée mondiale… (rires)… à partir de juillet, ça commence avec le Sénégal (rires)… Non, je délire ! Nous allons faire encore quelques petites dates, et ensuite, nous avons un travail énorme à faire afin de trouver un tourneur, un manager etc… nous sommes actuellement en discussion avec des gens. Et puis bien évidemment, nous allons travailler sur un deuxième album. Les morceaux sont là, et le disque devrait venir avant la fin de l'année… "

Skanews : " C'est une volonté de ne pas faire de reprises ? "

Mapuka : " Oui ! pas de reprises. On dit Original Roots Reggae Music, car nous faisons des compositions originales. Mais au niveau de la musique que l'on fait, ce n'est pas original… le Reggae existe depuis… 1930… là je parle des premiers Rastas… le Reggae, il vient de là. Et même avant avec l'Afrique… Notre musique n'est pas originale dans le concept, mais ce qui est original c'est de composer. Les titres sont ceux que tu penses, pas ceux des autres, les basses, les cuivres etc… c'est pareil. C'est ce que l'on appelle une identité. Maintenant certains groupes reprennent des trucs, des morceaux, des bouts de morceaux… mais ce qu'il faut voir, c'est si les feuilles de Sacem que remplissent ces groupes créditent les vrais compositeurs… Je suis allé voir un concert d'un groupe l'autre jour, il m'a donné 5 morceaux de Steel Pulse de l'album de 1988 en public. Bon, si j'avais su çà, j'aurais écouté l'album à la maison, et là, j'aurais eu du vrai 100 %. "

Skanews : " De nombreux musiciens de Mapuka font aussi partie du Faya Dub… "

Mapuka : " Faya Dub regroupe des gens de Mapuka et de nombreux autres musiciens. Faya Dub est un projet que nous avons monté à trois au départ avec le bassiste de Human Spirit. Le projet était de réunir des musiciens de Reggae, de culture Reggae. Il y a des gens qui sont dans le reggae depuis 20 ans, il y en a qui ont joué avec Big Youth etc… On voulait monter un truc instrumental, et de dire que le chanteur se sera le sax, le bassiste, le batteur, le percu ou l'ingénieur du son… Septembre 98, les premières répétitions, décembre, les premiers concerts, après en 99 nous avons été en studio, 4 jours d'enregistrement, et 4 jours de mixage pour donner un double album qui a été édité en mai dernier. 30 titres instrumentaux, deux participations chantées. 15 versions instrumentales et 15 versions (les mêmes) mais où le travail de l'ingénieur du son intervient complètement. C'est la tradition d'une part et de l'autre nous nous sommes rendu compte que cela donnait vraiment deux morceaux différents. "

Skanews : " Des concerts de prévu avec Faya Dub ? "

Mapuka : " le groupe tourne tous les mois au Cithéa à Paris. Une date par mois environ. Les prochaines dates au Cithéa seront les 28 et 29 juin. "

Contact Mapuka : Rico 01.43.99.18.02.

Interview de Jean-Pierre Boutellier avec la complicité de Laurent / Skanews.

L'album de Mapuka, " Métis " (2 Good Distribution) est une vraie perle ! on sent dès les premières notes que tout est bien réel et pas du tout fabriqué. Les musiciens savent jouer le Reggae ! le vrai, avec du One Drop style, une basse bien présente, des cuivres superbes et des mélodies imparables. Le seul reproche que l'on pourrait faire à ce disque, c'est qu'il est trop court… et que l'on en redemande. Titres chantés sont alternés avec des instrumentaux et des Dub de tout premier ordre. Je craque complètement sur " Reggae En Nou Tet Dub ", 7 minutes et des poussières de bonheur avec une voix à la Winston Rodney… Côté titres chantés, " Gade " se place en tube incontournable. La voix de la chanteuse est magique et la mélodie nous transporte très loin… N'oublions pas les textes cruciaux de cette formation attachante… Les messages sont clairs et précis, jamais racoleurs et tapant toujours là où ça fait mal… Allez, je termine là cette chronique, en vous disant que si vous aimez vraiment le Reggae, il faut absolument que vous achetiez cette galette ! Bon, je vous laisse, je vais remettre le disque sur la platine et pousser les basses à fond… " Yeah… l'avenir de l'humanité, c'est la culture métisse…. "

MAPUKA : " METIS "
2 Good Distribution
Tél : 01 48 06 60 57
E-mail : 2good@wanadoo.fr

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