Orange Street
17 mai 2000

Le 17 mai dernier entre 21 et 23 heures, Orange Street est venu présenter en exclusivité dans l'émission Skanews sur Bellovaque FM (96.7 & 106.5, Région Parisienne et Sud de l'Oise) son premier album " Step In Orange Street " à sortir dans les bacs le 4 juillet 2000.

L'album est magnifique et va très vite devenir une référence incontournable Ska-Reggae…
La chronique sera disponible très bientôt ! En attendant, vous pouvez écouter 2 extraits de ce disque sur notre site… !

Six membres du groupe étaient présents ce soir là : Mike le bassiste, Patrice le trompettiste, Seb le clavier, Thierry l'ingénieur du son, Thomas l'un des chanteurs et Beucet le percu.

Skanews : "Vous venez de finir l'enregistrement de votre premier album, quand pourrons-nous le trouver dans les bacs ?"

MIKE
(bassiste)

Mike : " La date a été fixée en relation avec Tripsichord. Normalement tout le monde pourra trouver ce disque le 4 juillet. "

Skanews : " Parlez-moi de l'enregistrement de ce disque "

THIERRY
(ingénieur du son)

Thierry : " L'enregistrement (mixage compris) s'est déroulé entre février et avril. Toutes les prises ont été faites au studio Cayenne d'Ivry Sur Seine. Nous avons terminé le mastering la semaine dernière. Le mixage a duré trois semaines. "

Skanews : " Thierry, je crois que tu voulais dire un mot sur le titre qui ouvre ce disque, Cadenza "

Thierry : " C'est un morceau dans la pure tradition Rockers, années 70, à la Augustus Pablo, King Tubby dans l'esprit. Nous avons vraiment essayé durant la prise de recréer les mêmes ambiances avec des vieux micros statiques à lampe… Au mixage, ça a été la même chose. Nous étions (Albert, le responsable du studio et moi-même) un peu comme deux gourous enfermés avec la photo de King Tubby en face de nous… Ce morceau est le premier que nous avons mixé. Pour la petite histoire, nous avons mis quatre jours, car notre magnéto nous a fait des caprices pendant tout ce temps. Aujourd'hui je réécoute ce titre et je l'adore toujours, et pourtant, nous en avons chié pour celui-là ! "

Skanews : " C'est pour cela que vous l'avez mis en premier sur l'album ? "

Thierry : " Non, nous avons commencé et terminé l'album avec un instru. Nous voulions une ouverture et une fermeture. L'album commence sur un instrumental, ensuite on n'en prend plein la gueule et puis ça se termine avec un petit truc doux instrumental (rires).

Skanews : " Le dernier titre est fait pour que l'on remette le disque au début… "

Thierry : " C'est un peu ça, oui, c'est un petit peu… tu restes sur ta faim, tu mets " play " ou alors tu vas te coucher avec les yeux pleins de larmes (rires)… Non, j'exagère ! La disposition des titres est un truc qui nous tenait vraiment à cœur. Il fallait vraiment que cet album capte les gens du début à la fin. Je n'aime pas acheter un disque et me faire chier au bout de trois morceaux. Nous avons vraiment essayé de travailler l'homogénéité. "

Skanews : " Orange Street existe depuis combien de temps ? "

Mike : " Le groupe s'est formé en 1997. A la base, nous étions beaucoup moins. L'équipe actuelle comprend 12 personnes, dont 10 sur scène. En 1997, nous étions 6, si mes souvenirs sont bons. Ensuite les cuivres sont arrivés, puis un deuxième chanteur, Thomas, et Thierry qui s'occupe du son, sans oublier Céline qui est au secrétariat et à la trésorerie. "

Skanews : " 3 ans d'existence et déjà un premier album, vous avez été assez vite pour mettre tout en place… "

Mike : " Nous avons beaucoup travaillé sur les morceaux, car nous voulions faire une tournée et avoir un set qui tienne la route. Nous avons donc fait beaucoup plus de répétitions, composés plus de titres. Ces concerts nous ont permis de bien faire tourner les morceaux et d'arriver au niveau où nous pouvions nous permettre d'aller enregistrer tout ça en studio. "

Skanews : " Qui a eut l'idée de vouloir former un groupe Ska-Reggae ? "

Mike : " Avant Orange Street, il y avait un noyau de musiciens qui ont joué dans Bingy Dread. Le groupe a durée deux ans ou deux ans et demie, avec trois formations différentes, trois chanteurs différents et un répertoire de 15 titres à chaque fois. Après, nous nous sommes dits que la vie de groupe était un peu dure, et puis tout cela c'est terminé. De mon côté, j'ai travaillé avec Jean-Pierre (batteur). Pendant plus d'un an, nous avons travaillé tous les deux à faire des versions sur un quatre pistes. Suite à ça, nous avons repris contact avec un des anciens chanteurs de Bingy Dread, à savoir Vince, le chanteur actuel d'Orange Street. A noter que Thomas, qui chante aussi dans Orange Street, a aussi été chanteur de Bingy Dread…. "

Skanews : " Si je comprends bien, Bingy Dread, c'est du pré-Orange Street… "

Mike : " Du pré-Orange Street, mais disons que Bingy Dread, c'était que du Reggae. Du Reggae Roots. "

Skanews : " Avez-vous repris des morceaux de Bingy Dread pour les jouer avec Orange Street ? "

Mike : Non. Mais justement comme je le disais tout à l'heure, pendant un an j'ai bossé avec Jean-pierre, le batteur et il y a des morceaux que nous jouons maintenant qui sortent de là comme " Cadenza " ou I & I Culture. Dans ce noyau qui jouait dans Bingy Dread, il y a Becé, qui fait des percussions et qui est dans Orange Street, de mon côté, j'ai toujours été le bassiste. "

Skanews : " Seb, comment as-tu rencontré les membres d'Orange Street ? "

SEB
(clavier)

Seb : " Nous habitons dans la même ville (Neuville). Je passais les voir en répétition. De mon côté j'avais mes petits groupes de Rock, de Funk et de Jazz, car j'aime beaucoup le Jazz. Pendant 6 mois je passais les voir en répétition et puis à un moment donné, j'ai essayé le Reggae. J'ai appris le Reggae avec Mike, et je continue à apprendre grâce à Orange Street. Ca va faire maintenant deux ans que je joue dans ce groupe. "

Mike : " Et toi Patrice ? "

PATRICE
(trompettiste)

 

Patrice : " Je suis arrivé dans le groupe il y a un peu plus d'un an. J'ai passé mon premier anniversaire, c'est cool ! J'ai eu une trompette pour mon anniversaire (rires), merci les gars !

Skanews : " Une vraie trompette ? "

Patrice : " Oui, une vraie (rires)

Skanews : " C'est cool ça ! "

Patrice : " C'est cool Orange Street (rires). Je suis arrivé dans ce groupe par hasard. L'ancien trompettiste voulait faire autre chose et a quitté le groupe. Il a essayé gentiment de trouver quelqu'un pour le remplacer. Par une amie commune, j'ai donc rencontré le groupe. J'aimais le Reggae, mais je n'en jouais pas. Je viens du Classique et du Jazz à la base. Le Reggae est un monde que je ne connaissais pas trop, mais j'apprécie ! (rires) "

Skanews : " Je crois aussi qu'il y a des membres d'Orange Street qui ont fait partie d'un groupe Reggae qui s'appelait Maracujah… "

Mike : " Ca, c'était Jean-Pierre. En fait l'éclatement de Bingy Dread a donné Maracujah et Orange Street. Jean-Pierre était le batteur commun à ses deux groupes. A un moment, il a pris la décision de ne jouer qu'avec Orange Street car ce n'était plus gérable au niveau des dates et des emplois du temps. "

Skanews : " Vous avez aussi joué avec des membres de K2R Riddim… "

Mike : " J'ai commencé la musique avec Stéphane, le batteur des K2R qui avant était guitariste. Il y avait Becé qui est actuellement le percussionniste d'Orange Street qui chantait. A l'époque on faisait du Punk. Boîte à rythmes, basse, guitare et puis chant et chœurs. Ca a duré pendant au moins 4 ans. Après nous avons dit basta et puis Reggae ! Stéphane de K2R a aussi été l'un des batteurs de Bingy Dread. "

THOMAS
(chanteur)

 

Thomas : " On fait d'ailleurs un Big Up aux K2R ! "

Skanews : " Vos influences musicales… "

Mike : "Pour parler de la musique d'Orange Street… tout ce qui est Ska jamaïcain, notamment The Skatalites pour le Ska… pour ce qui est du Reggae des années 70, nous sommes dans l'esprit Black Uhuru, Don Carlos, Augustus Pablo. Par rapport aux influences individuelles de chacun… "

Seb : " Il y a trois musiciens dans le groupe qui ont joué avec les Flying Pooh, combo fusion, ce qui prouve que certains membres ont des affinités avec d'autres musiques. J'aime le Jazz, le Funk… Patrice de son côté est très ouvert, il aime aussi le Rock bien saignant… "

Skanews : " Quels groupes par exemple ? "

Patrice : "Sepultura… " (rires)

Seb : " Excuse-moi Patrice… "

Skanews : " Il n'y a pas un morceau caché sur votre album ? par exemple un bon titre destroy… ? "

Seb : " Non, non, il n'y a pas de petit passage comme ça… "

Thierry : " Non, si nous devions faire ça, se serait plus de la Jungle ou un gros Dub façon anglaise d'aujourd'hui… Je pense que l'on resterait quand même plus proche… "

Skanews : " Peut-être sur le deuxième album… "

Thierry : " Je pense que cela fera partie d'un projet en parallèle, cela ne fera pas partie d'un album. "

Patrice : " Tu vas faire peur au président… " (rires)

Thierry : " Non, disons que pour résumer, dans le groupe Orange Street il y a vraiment des puristes qui écoutent vraiment que du Reggae et qui sont vraiment fans de Reggae. Et puis il y a d'autres gens qui ont d'autres univers musicaux mais qui aiment le Reggae sans le connaître à fond et qui apportent avec leur manière de jouer une autre approche. C'est pour ça qu'Orange Street n'est pas un groupe fermé musicalement. Je pense que nos compositions sont originales grâce à ça aussi. Il y a une variété de musiciens et pas seulement que des mecs qui écoutent du Peter Tosh… "

Skanews : " Nous avons parlé de la musique, parlons maintenant des textes… "

Thomas : " Il y a des textes sur l'amour, sur les filles, sur la fume… Je pense que nos textes sont bien… Ils sont disponibles sur le livret et les gens vont les kiffer… "

Seb : " Des textes simples et abordables… "

Thierry : " Les textes restent dans la tradition de ceux qui étaient écrits dans les années 60. Par exemple des chansons d'amour qui peuvent paraître connes, mais finalement, quand notre cœur bat pour une fille, peut-être que l'on a envie de dire à peu près les mêmes choses qu'il y a 40 ans…C 'est un petit peu ça nos chansons, des chansons d'amour toutes gentilles et des chansons pour… Nous n'avons pas forcement de message à faire passer… on veut juste parler de choses de la vie de tous les jours…. Se lever le matin pour aller au travail, embrasser la femme de sa vie, fumer un spliff, ne pas prendre de mauvaises drogues etc… Nous disons juste les choses que l'on pense… "

Skanews : " La musique jamaïcaine a la réputation d'être assez engagée au niveau des textes. Elle dénonce tout ce qui se passe de mauvais dans la société… dénoncer Babylone… "

Seb : " Nous ne sommes pas dans le même contexte… "

Skanews : " La société actuelle ne va pas bien… "

Mike : " Finalement, comme disait Thierry, nous n'avons pas de grosses revendications, de coups de gueules. En fait ce que nous avons à dire c'est qu'il faut se calmer, il faut pacifier les choses, il faut de la tolérance…Je ne sais pas si c'est un message, ça va de soi…Mais malgré le fait que cela devrait être naturel, on peut se rendre compte que finalement ce n'est pas tout le temps le cas… En fait, si tout le monde y met du sien, tout pourra aller mieux. "

Patrice : " Il y a un extrait de l'album qui s'appelle " Cool Down ", qui parle de ça… Le texte dit qu'il faudrait que tout le monde y mette un peu du sien pour que ça aille mieux… "

Skanews : " Parlez-moi de Sista Carol, il y a un clip qui existe de la première version de ce morceau… "

Mike : "Nous avons été sélectionnés lors des Amplitudes 98 du Conseil Général du Val d'Oise (l'Adiam 95). Ca nous a ouverts pas mal de portes. Nous avons enregistré un titre sur une compilation, et réalisé un clip. Pour nous, c'était très bien. Nous venions de commencer et ça nous a aidé. " Sista Carol " est un de nos premiers titres Ska. Nous l'avons choisi pour faire le clip. Patrick, notre tromboniste, qui a fait des études dans une école de cinéma, a écrit tout le scénario… c'était un super atout d'avoir un gars comme ça au sein du groupe. J'espère qu'un jour ce clip pourra être diffusé. "

Skanews : " Il n'a pas été beaucoup diffusé… "

Mike : " Non, pas du tout. Nous avons un exemplaire chacun… et encore ! "

Skanews : " Pourquoi ne pas l'avoir mis sur votre album en extra ? "

Mike : " Faire un album, c'est beaucoup de travail, beaucoup de soucis, entre guillemets… il y a beaucoup de problèmes qui se mêlent… insérer un clip… on verra ça pour le deuxième ou le troisième disque. Pour le moment, nous nous contentons de ce 12 titres qui va sortir. "

Skanews : " Thierry me disait tout à l'heure que vous aviez plus de 25 titres qui tournaient et que cela avait été difficile d'en choisir 12 pour votre premier album… "

Thierry : " Oui, nous avons environ 30 compositions. Il y a12 titres sur l'album… c'est vrai que cela a été difficile de choisir car nous les aimons tous. Après, le problème, c'est le temps… nous avons dû aller vite pour la production, le mixage, la pochette etc…C'est notre première expérience pour construire un disque, donc si nous avions dû inclure le clip, notre album ne sortirai qu'à la rentrée… Nous avons préféré nous concentrer sur l'essentiel. Faire une belle pochette, un beau livret et faire de la super musique. "

Skanews : " Avec quels moyens avez-vous enregistré ce disque ? "

Seb : " L'an passé, nous avons commencé à beaucoup tourner en province et en région parisienne. Nous avons économisé de l'argent. Nous avons tout payé, nous nous sommes autofinancés à 100 %. "

Thierry : " En fait, c'est grâce à tous les gens qui sont venus nous voir, à tous les gens qui nous ont donné des contacts pour trouver des concerts. Nous ne nous sommes pas payés pendant un an pour mettre cet argent de côté pour pouvoir faire ce disque, et surtout le réaliser dans de bonnes conditions, sinon, nous l'aurions déjà fait il y a 6 mois… Mais nous avons vraiment voulu prendre un bon studio et faire ça dans les règles de l'art. "

Skanews : " Vous avez chacun votre travail en dehors d'Orange Street… Vous n'êtes pas intermittents pour le moment… "

Seb : " Oui, nous avons un travail à côté du groupe "

Mike : " Il y pas mal de personnes dans le groupe qui aimeraient devenir intermittents. Nous sommes en train d'étudier tout ça. Mais pour pouvoir devenir intermittents, il va falloir que nous ayons beaucoup de concerts, que nous soyons dos au mur et que nous prenions une décision. Nous n'en sommes pas encore à ce stade là. Mais comme nous avons été pas mal sollicités pour des concerts sans avoir de C.D., je pense que la sortie de l'album va générer des coups de fils et beaucoup de contacts, donc on verra bien. "

Skanews : " A l'époque où vous avez décidé d'économiser de l'argent pour financer votre disque, avez-vous aussi d'un autre côté démarcher des labels ? "

Seb : " Non, nous avons toujours voulu rester indépendants, et aujourd'hui nous arrivons à un stade ou nous faisons ce que nous voulons, ou presque. "

Thierry : " C'est vrai que le groupe est solide comme un roc. Nous avons fait une tournée, habités ensemble pendant 15 jours sous des tentes. Nous avons fait cet album avec toute la pression que cela comporte. C'est chaud quand il y a 11 personnes qui doivent gérer le truc… mais finalement, tout est centré sur le groupe et nous avançons. C'est aussi pour cela que nous avons voulu rester indépendants. "

Skanews : " Difficile de trouver un bon studio pas cher pour faire ce disque ? "

Thierry : " Je suis sonorisateur. Albert, un ami à moi a ouvert un studio à Ivry Sur Scène, Cayenne Studio. Il est vraiment branché sur le vieux son, que se soit du Funk, du Rock ou du Reggae. Il était le guitariste des Checkmate (groupe Ska-Reggae parisien du début des années 90. Première partie de Bad Manners à Paris etc… NDLR), il a enregistré les Saï Saï etc… Je lui avais déjà parlé de ce projet de disque il y a plus de 6 mois, des prises de son que nous voulions faire, et nous sommes tout de suite tombés d'accord. Dès le premier jour de studio, nous étions sur la même longueur d'onde. C'est aussi grâce à lui que ce disque à pu se faire, car son studio n'est pas cher et il est là pour aider les jeunes artistes. Il ne nous a pas assassiné et nous avons pu avoir tous les moyens que nous voulions, armoires de réverb, micros à lampe... "

BEUCET
(percussionniste)

Becé : " Ce n'était pas évident d'entrer en studio pour tout le monde, car certains membres du groupe n'avaient jamais enregistré dans un tel lieu. Se retrouver là, dans la petite cabine, entendre le son dans le casque et jouer après par dessus, ce n'est pas forcément évident. Mais, nous avons été franchement bien accueillis à Cayenne et Albert est vraiment quelqu'un de bien. Il y a vraiment un bon espace pour se reposer et être tranquille. Nous avons pu nous détendre tout en étant hyper tendus quand même en se disant qu'il fallait faire un bon enregistrement. Nous avons pas mal galèré sur certains morceaux, nous avons fait beaucoup de prises pour que se soit parfait. Nous savions ce que nous voulions, et je pense que nous avons bien su retranscrire ce que nous avions dans la tête. "

Patrice : " C'était surtout ceux qui n'enregistraient pas qui étaient détendus " (rires)

Thomas : " Nous avons enregistré le disque en 13 jours "

Seb : " Tous les week-end "

Thomas : "C'était assez speed, car certains travaillent la semaine, d'autres le week-end ou les jours fériés… Il faut planifier tout ça. Qui va jouer tel jour à telle heure ? Il ne fallait pas faire venir les musiciens sans qu'ils puissent enregistrer. "

Seb : " Quand nous avons terminé l'enregistrement, j'ai dit au revoir à Albert, car je travaillais pendant les séances de mixage (nous étions pas mal dans ce cas là). Je suis parti confiant. Je me suis dit qu'Albert avait bien fait son boulot jusque là et que Thierry allait savoir " guider " le mixage… "

Thomas : " Nous avons fait part de nos souhaits à Thierry et Albert concernant le mixage"

Skanews : " Avez-vous eu des difficultés pour trouver un distributeur? "

Mike : " J'ai ouvert l'Officiel de la Musique à la section distribution et j'ai envoyé une démo, une photo et un press-book à environ 25 distributeurs. J'ai obtenu 3 réponses, et depuis nous avons fait notre choix. Le disque va être en licence sur Small Axe, label de Tripsichord. "

Thierry : " Tripsichord, c'est un truc logique pour nous. C'est vrai qu'ils sortent pas mal de choses, et cela fait longtemps que ça dure. Tripsichord sortait déjà du Ska il y a quelques années. Nous n'avions pas envie de nous prendre la tête sur la distribution, savoir si ça allait bien se passer. Nous sommes proches de gens qui ont signé chez eux et qui n'ont vraiment pas de problèmes. Tripsichord nous a proposé une licence. Il va y avoir 4 000 disques de pressés, nous allons pouvoir avoir plus de promo, toucher les grands réseaux de ventes de disques. "

Skanews : " Nico d'ASPO est invité sur votre disque… "

Thierry : " Nous avons rencontré Nicolas, l'ancien saxophoniste ténor et actuel clavier d'ASPO, lors d'un concert en septembre dernier. Il y a eu un pur feeling avec lui, c'est devenu un super pote. Nous avons joué à Bergerac en février, nous l'avons appelé et il est venu nous voir. Il a poussé le chant car il est aussi toaster. Il a d'ailleurs un sound system sur Bordeaux qui s'appelle de Big Shot Sound System. Nous avons commencé les prises de l'album peu de temps après ce concert de Bergerac. Nous lui avons demandé de venir jouer du sax. Il a été super content, car il n'avait pas touché à son sax depuis qu'il joue du clavier dans ASPO. Il n'avait pas joué de ténor depuis un an. On peut entendre à la qualité de son jeu et de ses solos qu'il n'a pas perdu la main. Nous avons revu ASPO ce week-end car nous avons joué à Bordeaux. Et là, nous avons tapé le bœuf ensemble sur scène. C'était génial. "

Patrice : " Big up aux bordelais ! "

Thierry : " Il y avait vraiment une super ambiance, ASPO, Moonhop et Orange Street sur scène, c'était vraiment génial. "

Seb : " Nous voulions aussi inviter nos copains de K2R Riddim sur le disque. Mais pour un problème d'emploi du temps, ça n'a pas pu se faire. "

Skanews : " Vous avez participé à plusieurs compilations ces derniers mois, je pense à " Dance Ska Là " et " Ska Trad. Volume 1 ", d'autres en vue ? "

Mike : " Nous avons une proposition de Virgin qui veut sortir le 20 juin la compilation " Sur Les Roots De France ", qui regroupe des formations comme K2R Riddim, Zenzile, Rude Boy System, Big Mama, Sergent Garcia, Mister Gang… Nous avons reçu aussi une proposition pour faire un 45 tours avec des titres inédits, que l'on pourrait enregistrer en préparation de notre deuxième album. Ce 45 tours pourrait peut-être sortir avant notre deuxième album, mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs… C'est cool de faire un 45 tours, ça donne envie pour un groupe de faire un single. Nous aimons bien tout ce qui est assez vieux, donc forcement les 45 tours. "

Thierry : " Nous devons aussi faire un disque en collaboration avec les Improvisators Dub, qui sont actuellement en train de monter un label pour éditer des 45 tours. Le premier single de leur label comprendra des titres de leur groupe et le second disque sera fait avec des titres d' Orange Street. Ce label est uniquement consacré au Dub, qu'il soit Roots, acoustique ou Digital. Il y aura donc des versions Dub d'Orange Street sur ce disque… "


Interview réalisée par Jean-Pierre / Skanews, mai 2000.
Photos réalisées par Laurent (merci à Patrick pour le prêt de son appareil photo numérique)

 

ORANGE STREET " Step In " (Small Axe / Tripsichord)

Cadenza
Long Time
Sista Carol
Help Me
No Tranquility
Cool Down (vocal intro by Mr Nico From A.S.P.O.)
Keep Your Job
Radio Stars
I & I Culture
What A Night
Shufflin' (featuring Nico A.S.P.O. au sax ténor & Tony à la trompette)
Ocho Rios (Featuring Nico A.S.P.O. au sax ténor)

Album enregistré et mixé au studio Cayenne d'Ivry Sur Seine entre février et avril 2000.
Dans les bacs depuis juillet 2000

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